
Djagblé, 1er août (ATOP) – La fondation Agir ensemble pour l’Afrique (AEA) a organisé, le vendredi 31 juillet à Djagblé, dans la préfecture du Zio, une série d’activités en faveur des femmes productrices de riz du périmètre Djagblé-Abobo. Ces activités ont porté sur une visite des champs de riz, un renforcement des capacités entrepreneuriales et une remise de chèque destinée à soutenir leurs activités de production.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la 64ᵉ édition de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA), placée sous le thème national : « Femmes entrepreneures togolaises : lever les barrières et accroître les opportunités ». A travers ces actions, la fondation AEA entend valoriser le potentiel entrepreneurial des femmes du périmètre rizicole de Djagblé et Abobo, tout en renforçant leur résilience et leur dynamisme économique.
Ces activités conduites par la présidente de la fondation AEA, Marie-Joe Trenou, l’initiative ont mobilisé 58 femmes membres de l’Union des coopératives pour la gestion du périmètre Djagblé-Abobo (UCGP-D-A). Elles ont également enregistré la participation des autorités traditionnelles et administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers engagés dans la promotion agricole et le développement du capital humain.
Les membres de la fondation AEA et les autorités locales ont effectué une immersion dans les rizières du périmètre Djagblé-Abobo. Ils ont suivi les différentes étapes du processus de production du riz, depuis la mise en terre des semences jusqu’à la transformation du produit.

A l’issue de la visite, la présidente du groupement féminin des productrices de riz de Djagblé, Mme Agou Hélène, a exposé les difficultés rencontrées par les femmes, notamment le manque d’équipements modernes de production et l’insuffisance de débouchés commerciaux. « Nous faisons tout à la main ici et cela nous retarde dans plusieurs domaines. Notre souhait est que nos partenaires nous appuient avec des équipements modernes de production. Le peu que nous faisons avec la main manque aussi de marché. Trouvez-nous des acheteurs », a-t-elle déclaré.
Le coordonnateur du projet d’autonomisation de la femme rurale au Togo, Adika Yawo, a souligné que le thème de cette édition de la JIFA s’inscrit dans la vision des autorités visant à lever les obstacles qui maintiennent encore les femmes dans des rôles secondaires, afin de leur offrir davantage d’opportunités d’épanouissement, de réalisation personnelle et d’inclusion sociale et économique. Il a précisé que le choix de la fondation AEA d’offrir aux femmes de Djagblé des formations en développement personnel, en leadership et en gestion financière répond à cette dynamique d’autonomisation. Pour la fondation, l’éducation à la finance inclusive constitue un outil indispensable pour améliorer la rentabilité des activités menées quotidiennement par ces femmes, a indiqué M. Adika.

« Ces femmes sont les symboles de la résilience. La femme africaine souffre trop, première à se lever et dernière à se coucher. Cette journée leur est dédiée pour valoriser leur engagement quotidien dans la gestion de leur famille et de leurs activités génératrices de revenus », a indiqué Frank Aridja, vice-présidente de la fondation AEA. Elle a encouragé les bénéficiaires à mettre à profit les connaissances acquises au cours des formations afin de renforcer leurs activités économiques.
Dans le cadre de cet accompagnement, la présidente de la fondation AEA, Marie-Joe Trenou, a remis un chèque de deux millions de francs CFA aux femmes de l’UCGP-D-A pour soutenir leurs activités de production de riz. Cet appui traduit la mise en œuvre de la devise de la fondation : « Honorer, Accompagner, Transformer ».
Depuis près d’une décennie, la fondation AEA déploie des programmes à fort impact social en faveur des femmes engagées dans des initiatives de développement au service de leurs communautés.
ATOP/HKM/AO/KYA






