
Tsévié, 28 nov. (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en partenariat avec le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF) a vulgarisé le manuel portant sur le mécanisme de gestion de plaintes adapté aux enfants, lors d’une séance de sensibilisation le mardi 25 novembre à Tsévié.
L’atelier a regroupé les représentants des Organisations de défense des droits de l’enfant (ODDE), la société civile, les acteurs de la protection de l’enfant, les chefs traditionnels, les leaders religieux et des autorités locales. Le préfet de Zio, Gadewa Mawouna a pris part à cette activité.
L’objectif est de permettre aux acteurs impliqués dans la protection de l’enfant de s’approprier ce manuel. Il s’agit également de renforcer les compétences des acteurs sur son fonctionnement, et autres outils de protection et de promotion des droits de l’enfant.
Le mécanisme est destiné exclusivement aux enfants, être humain âgé de moins de 18 ans au Togo. Il permet aux enfants, à leurs représentants légaux, aux parents ainsi qu’à toute personne témoin d’une violation des droits de l’enfant de saisir directement la Commission afin que les droits concernés soient restaurés.
Le manuel comporte 20 pages et est structuré autour de cinq principaux points : les généralités sur le mécanisme ; qui peut saisir la Commission et dans quels cas ? ; les conditions de recevabilité ; la nomination d’un rapporteur spécial pour instruire les requêtes émanant des enfants ou de leurs représentants légaux ; et enfin, la procédure d’instruction de la requête.
Mme Bouraïma Adjidjatou, membre de la commission promotion et protection des Droits de l’Homme, a expliqué que la CNDH en partenariat avec le Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET) et l’appui financier de Plan international Togo a élaboré un mécanisme de plaintes qui a été validé en 2019. Cependant, déplore-t-elle, le document est peu connu des acteurs de protection de l’enfant, des enfants eux-mêmes et des autres parties prenantes. Mme Bouraïma a dit qu’il s’avère indispensable, voire impérieux d’amener les acteurs de protection de l’enfant à se l’approprier en vue de le vulgariser et de le faire valoir au besoin.
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