
Tsévié, 12 oct. (ATOP) – Vingt leaders religieux de la préfecture de Zio prennent part, les 12 et 13 octobre à Tsévié, à un atelier de renforcement des capacités sur les droits des femmes, les violences basées sur le genre et les normes sociales favorables à la santé sexuelle.
L’atelier est organisé par l’ONG la Colombe, avec l’appui financier d’ONU Femmes, à travers le Fonds Muskoka. Il s’inscrit dans le cadre du projet « Améliorer les droits et la santé sexuels et reproductifs ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents, et la nutrition en Afrique de l’Ouest et du Centre ». Cette formation vise à contribuer à la promotion des droits des femmes et à l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive, de la santé maternelle, néonatale et infantile, de la santé des adolescents ainsi que de la nutrition. Il s’agit notamment d’expliquer les principaux droits des femmes et des filles, d’identifier les différentes formes de violences basées sur le genre et leurs conséquences, et d’amener les participants à relayer des messages de sensibilisation adaptés à leurs communautés.
Les leaders religieux sont notamment entretenus sur les droits des femmes et des filles ; les violences basées sur le genre, leurs conséquences et les mécanismes de référence ; la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes ; ainsi que la santé maternelle, néonatale et infantile. La formation combine des exposés thématiques, des discussions de groupe, des études de cas, des jeux de rôles, des échanges d’expériences et l’élaboration d’engagements individuels et communautaires.
Le représentant du préfet de Zio, M. Gueboamame Augustin, a souligné que la protection des femmes, la sauvegarde des enfants et l’amélioration de la santé des familles constituent des enjeux fondamentaux pour le développement du Togo. Il a ajouté qu’il ne saurait y avoir de progrès véritable sans une société qui protège ses membres les plus vulnérables, garantit la dignité humaine et offre à chaque femme, à chaque enfant et à chaque jeune les conditions nécessaires à son épanouissement.
La coordinatrice de l’ONG La Colombe, Mme Akakpo Adjoa, et le troisième adjoint au maire de la commune de Zio 1, Dogbla Kokouvi, ont souligné l’influence des leaders religieux au sein de leurs communautés. Selon eux, leur implication est essentielle pour faire évoluer les normes sociales en faveur de la santé, des droits des femmes et de la réduction des violences faites aux femmes et aux filles. Ils estiment qu’il est important de les mettre à contribution afin qu’ils relaient des messages susceptibles de favoriser un changement de comportement et de contribuer à la construction d’une société plus égalitaire.
ATOP/BBG/MD






