
Lomé, 18 fév. (ATOP) – Un atelier national de renforcement des capacités des cadres sur la réforme de la gouvernance des investissements, en cohérence avec le protocole de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), se tient du 18 au 20 février à Lomé.
Cette formation est organisée par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, en partenariat avec l’Institut international du développement durable (IISD). Elle réunit des représentants des ministères sectoriels (investissement, industrie, environnement, mines, énergie, agriculture), du bureau du procureur général, ainsi que de l’Agence de promotion des investissements (API).

L’objectif est d’initier les participants aux principaux instruments de gouvernance, notamment les traités, les contrats et les codes d’investissement, tout en analysant leur rôle dans la promotion d’investissements durables.
Les participants suivront des présentations techniques et participeront à des travaux de groupe pour identifier des stratégies de réforme harmonisées, adaptées au contexte togolais. Les travaux mettront un accent particulier sur les contrats miniers, au regard de leurs enjeux économiques, sociaux et environnementaux, et visent l’alignement des instruments juridiques nationaux sur les engagements continentaux de la ZLECAf.
Le directeur de cabinet du ministère en charge de la Promotion des investissements, Bédembada Bedinadé, a souligné que le Togo place l’investissement au cœur de sa stratégie de transformation économique. « L’objectif du gouvernement est de promouvoir des investissements responsables. Le thème de cet atelier traduit notre volonté de renforcer la cohérence entre les traités d’investissement, les codes nationaux et les contrats conclus avec les opérateurs », a-t-il précisé. Pour M. Bedinadé, le protocole de la ZLECAf constitue un cadre de référence essentiel pour consolider la souveraineté économique du pays.
La directrice du programme « Investissements durables » à l’IISD, Mme Suzy Nikièma, a indiqué qu’il ne s’agit plus seulement d’attirer des capitaux, mais de veiller à leur impact sur le développement durable. Elle a insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents instruments juridiques pour éviter des incohérences qui pourraient limiter la marge de manœuvre de l’État. Selon elle, la ZLECAf offre une « opportunité stratégique » pour adopter des principes communs favorisant un investissement respectueux des populations et de l’environnement.
ATOP/IS/SED/KYA






