Lomé, 10 déc. (ATOP) – Le Togo, à l’instar des autres pays du monde, a célébré, le jeudi 9 décembre à Lomé, la 18ème édition de la Journée internationale de lutte contre la corruption. L’évènement a été marqué par une conférence-débat sur le thème « Votre droit, votre défi : Dites non à la corruption », organisée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA).
Cette célébration a permis de rappeler à chaque citoyen sa responsabilité dans le combat contre la corruption. C’était aussi l’occasion de faire le bilan des efforts de lutte contre ce phénomène au Togo au cours de l’année 2021 et d’inviter chaque Togolais à jouer sa partition pour combattre ce mal.
Au cours de la célébration, le président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao, a présenté le bilan des ateliers de sensibilisation sur la lutte contre ce cancer des économies. Il a indiqué qu’au début, 7.650 participants ont été ciblé au plan national pour prendre part à ces rencontres, mais la covid-19 a imposé la réduction du nombre de participants à 70 par atelier au lieu de 200 pour les chefs-lieux de régions, 100 et 150 pour les autres préfectures selon l’importance. M. Wiyao a affirmé qu’au total 4.558 personnes ont bénéficié de ces ateliers. Il a indiqué que la participation a varié entre 64,22% dans la région Maritime et 103,75% dans la région des Savanes ; le taux moyen de participation étant 81,65%.
Le président de la HAPLUCIA a indiqué que son institution est en train d’enregistrer des résultats. Selon lui, les notes du Togo évoluent sur l’échelle d’afro baromètre mais sont en dents de scie sur Transparency International. Il a ajouté que d’après le rapport annuel de l’UEMOA, les performances du Togo sont satisfaisants parce qu’il applique plus de 70% des politiques, des projets conçus par l’union économique. M. Wiyao a invité les citoyens du monde à jouer leur rôle, leur devoir de participer à la lutte contre la corruption, chacun en ce qui le concerne, l’exécutif, le parlement et les citoyens. Il a ajouté que les résultats satisfaisants ont été enregistrés dans cette lutte mais des défis restent à relever pour booster le combat.
Pour le représentant résident de l’OMS, coordonnatrice des Nations Unies par intérim, Dr Diallo Fatoumata Binta, la corruption est un fléau mondial, un cancer de l’économie mondiale. C’est pourquoi, a-t-elle déclaré, le système des Nations Unies accompagne les autorités nationales pour développer des stratégies, les mettre en œuvre afin de combattre énergétiquement cette gangrène. « Réussir à lutter contre la corruption permettra le développement des pays», a-t-elle affirmé.
Rappelons que outre, la conférence-débat, cette édition a permis également aux participants de suivre plusieurs communications. Ces communications ont porté, entres autres, sur « La responsabilité de la communauté internationale dans la lutte contre la corruption » et « La responsabilité des Etats dans la lutte contre la corruption ».
La Journée internationale de lutte contre la corruption est célébrée le 9 décembre de chaque année. C’est une occasion pour renouveler la prise de conscience des populations des facettes multiples du phénomène afin de la combattre.
ATOP/DA/KYA






