
Aného, 26 oct. (ATOP) – La deuxième phase du programme « Renforcer l’indépendance économique des femmes et leur accès aux soins de santé primaires » a été lancée, le vendredi 23 octobre à Aného.
Ce programme est porté par l’ONG Association pour la promotion de l’éducation de base (APEB) située à Aného. Il reçoit l’appui technique et financier de Pain pour le Monde en Allemagne.
Prévue pour une durée de trois ans (octobre 2026 à septembre 2029), cette seconde phase cible 21 groupements féminins des préfectures des Lacs, de Bas-Mono et de Yoto. L’objectif est de permettre aux femmes bénéficiaires de jouir d’une meilleure santé et d’une indépendance économique avérée. Il s’agit de contribuer à renforcer durablement l’accès des femmes aux opportunités économiques et leur adaptation aux chocs socio-économiques, et à augmenter leur utilisation des services de soins de santé primaires. Il est question pour l’ONG APEB d’améliorer des conditions de vie des femmes bénéficiaires du programme.
Plusieurs activités sont planifiées. Il s’agit des réunions semestrielles d’interface entre les prestataires de soins et les bénéficiaires des 21 villages du projet, des séances de dialogue communautaire à l’endroit des décideurs communautaires sur les obstacles réfractaires à l’accès aux soins de santé et aux ressources économiques. Il y aura également de l’appui aux groupements et le renforcement de capacités des bénéficiaires.
Le secrétaire général de la préfecture des Lacs, Gouyo Ekouévi, a indiqué que l’amélioration des conditions de vie des femmes, constitue un pilier fondamental de la stabilité familiale, de la cohésion sociale et du développement des communautés. « La promotion de la femme n’est ni une faveur, ni une simple exigence sociale. Elle constitue un impératif de justice, d’équité et de développement. Une femme économiquement autonome est une femme qui contribue davantage à la prospérité de son foyer et de sa communauté », a-t-il souligné.
Pour la présidente du conseil d’administration de l’ONG APEB, Mme Aba-Eklu Juliette, cette phase vise à consolider les acquis de la première et à toucher davantage de femmes vulnérables dans les trois préfectures d’intervention. Selon elle, la première phase a permis d’obtenir des résultats satisfaisants sur le terrain. Sur les 585 femmes vulnérables regroupées dans 21 villages, 211, soit 36 %, ont aujourd’hui accès facile aux soins de santé. Ces femmes ont réussi à mettre en place un mécanisme d’entraide au sein des groupements pour faciliter le recours aux soins. Mme Aba-Eklu a exprimé sa gratitude aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement.
ATOP/DK/DHK






