
Lomé, 5 avr. (ATOP) – Les experts et participants au 1er forum d’investissement de la CEDEAO (EIF) ont débattu, le jeudi 4 avril à Lomé, des stratégies de réalisation des projets d’infrastructures d’envergure dans la région à travers le panel intitulé « Déficit d’infrastructure : Mettre en commun des ressources pour le développement d’une infrastructure durable ».
Ce second panel inscrit au programme des travaux a réuni des experts comme Christopher Balliet Bleziri, représentant résident pour le Togo de la Société financière internationale (IFC), une organisation du groupe de la Banque mondiale consacrée au secteur privé, le secrétaire général de West African Power Pool, Siengui Appolinaire Ki, le Haut-commissaire de l’Inde au Nigéria, Shri Balasubramanian, et Helen Aigbe Brume, directrice du financement des projets et des actifs à la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).
La sous-région présente d’importantes lacunes en matière d’infrastructures, en particulier dans les secteurs des routes, de l’énergie, de l’hébergement, des télécommunications, de l’éducation et de la santé. « Cette session présentera la manière dont la sous-région peut attirer des capitaux de l’intérieur et de l’extérieur pour s’assurer que ces déficits soient comblés », a expliqué la modératrice Anita Erskine.
Cette session a permis aux experts de discuter de la question liée au déficit d’infrastructures dans les 15 pays de la sous-région et la manière de mettre en commun les ressources pour y remédier. Ces experts du monde de la finance ont souligné l’urgence d’investir dans les infrastructures pour stimuler la croissance et le développement économique et social de la région. Les participants ont relevé que le manque d’infrastructure de base telles que les routes, les moyens de télécommunication et les réseaux électriques, entre autres, entravent la croissance économique et constituent un frein majeur au commerce régional.
« Nous reconnaissons que pour atteindre notre objectif, nous avons besoin de soutenir le développement du commerce et l’industrialisation de même que l’infrastructure. Nous avons besoin de près de 170 milliards de dollars chaque année pour financer les infrastructures. Maintenant, nous n’arrivons qu’à mobiliser 25% des ressources, vous voyez comment nous sommes en retard. Il s’agit maintenant de rassembler les ressources, une question très pertinente pour la CEDEAO », a relevé Mme Brume.
Pour surmonter ce défi, les panelistes ont recommandé l’urgence de mettre en commun les ressources financières et techniques des pays membres de l’espace. Ils ont plaidé en faveur de la mise en place d’un partenariat public-privé pour financer et réaliser des projets d’infrastructures d’envergure dans la région.
Ce 1er forum organisé par la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) sous le thème général « Transformer les Communautés de la CEDEAO dans un environnement difficile » s’achève ce vendredi avec le dernier panel « l’énigme du chômage des jeunes : exploiter l’économie verte pour accélérer le développement économique ».
ATOP/AJA/KYA






