
Bassar, 20 sept. (ATOP) – Le ministère de l’Administration territorial a initiée une rencontre de renforcement de capacités des acteurs pour une gestion non conflictuelle de la chefferie traditionnelle le vendredi 18 septembre à Bassar.
L’atelier a réuni les préfets, les secrétaires généraux, les maires, les garants des us et coutumes de Mô, Dankpen et de Bassar. L’objectif est d’outiller les acteurs concernés sur le cadre légal de la chefferie coutumière et sur la bonne gestion de la chefferie coutumière. Il s’agit aussi de prévenir les situations conflictuelles, de consolider le dialogue entre les différents acteurs, de promouvoir la responsabilité dans l’exercice des fonctions coutumières et de contribuer à prévenir les incompréhensions susceptibles de fragiliser la cohésion sociale au sein des communautés.
Les participants ont suivi une formation sur les notions et connaissances des textes et principes qui régissent la chefferie traditionnelle. Trois communications ont été dispensées aux participants à savoir le cadre juridique et institutionnel de la chefferie traditionnelle, les rôles et responsabilités des acteurs, ainsi que les mécanismes favorisant une gestion harmonieuse des questions coutumières. Les participants ont été également situés sur les organes de désignation des chefs traditionnels et leur fonctionnement, ainsi que les différentes étapes d’une procédure de reconnaissance d’un candidat-chef.
Le préfet de Bassar Lt-col Asiah Hodabalo a invité tous les acteurs impliqués à relayer les enseignements reçus aux autres acteurs concernés et à les mettre en application. « La formation qui nous rassemble aujourd’hui est un instrument majeur de cette politique de prévention et de règlement pacifique des différends coutumiers » a-t-il réitéré.
« La gestion de la chefferie traditionnelle pose de nos jours des inquiétudes, elle souffre de récurrentes contestations qui vont même aux contentieux de successions, des rivalités entre princes et princesses » a fait savoir le directeur de la Chefferie traditionnelle, Massimlawé Wazabalo. Il a invité les participants à s’approprier des bonnes pratiques afin d’améliorer sensiblement la gestion de la chefferie traditionnelle et de prévenir les conflits.
La prochaine étape de cette formation est prévue à Sokodé le 21 septembre, et Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et Adétikopé du 22 au 26 septembre prochain.
ATOP/LK/AR/KYA






