
Lomé, 21 oct. (ATOP) – Le Premier ministre, Mme Victoire Tomégah-Dogbé a ouvert officiellement, le samedi 21 octobre à Lomé, les travaux de la 1ère édition de « Lomé Peace and Security Forum (LPSF) » qui se tient du 20 au 22 octobre à Lomé.
Ce forum initié par le gouvernement togolais est axé sur le thème « Comment renforcer les transitions politiques vers une gouvernance démocratique en Afrique ? ». Il se veut un cadre africain d’échanges, de discussions et de partage d’expériences sur la paix, la sécurité et l’avenir de l’Afrique. Le LPSF est un espace de dialogue sur les défis politiques, sécuritaires et de développement de l’Afrique.
Plusieurs allocutions soulignant la nécessité pour les Africains de « bâtir une Afrique de paix et de sécurité » ont marqué cette cérémonie. Un message de la jeunesse africaine a été également livré. C’était en présence des membres du gouvernement dont le ministre en charges des Affaires étrangères du Togo, Prof Robert Dussey, des présidents des institutions de la République, des anciens Premiers ministres, des représentants des différentes délégations et plusieurs personnalités.
La cheffe du gouvernement a relevé que les pays africains font encore face à des situations d’instabilités qui aggravent l’activisme terroriste et des ruptures de l’ordre constitutionnel dans divers pays. Cette mauvaise humeur démocratique, poursuit-elle, signifie que le modèle jusqu’ici porté nécessite des retouches.
Mme Tomégah-Dogbé a rappelé que le Togo poursuit « sa transition vers un modèle démocratique qui repose sur le souci de garantir une justice équitable, de consolider la cohésion sociale, de renforcer l’unité nationale, de promouvoir une gouvernance politique inclusive et d’assurer une prospérité partagée par une juste distribution des ressources naturelles nationales ». Elle a invité les participants à la promotion de la paix, une valeur essentielle pour le développement durable et à privilégier le dialogue.
Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Dr. Léonardo Santos Simão a dit que son institution s’aligne sur les idéaux fondamentaux que sont la paix, la protection des Droits humains (DH) et la promotion du développement durable. Il a reconnu que les conflits, la violence, la limitation de la liberté d’expression et les opportunités économiques limitées des femmes et jeunes constituent des menaces. Cela, souligne-t-il, oblige à entreprendre un examen pour freiner ces situations, à continuer à bâtir des institutions qui répondent aux menaces sur le continent.
Des solutions africaines pour promouvoir le développement durable et les transitions politiques
Le commissaire de l’Union africaine (UA) chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, Adeoye Bankole a relevé que le développement durable implique la préservation de la paix et la sécurité. Il a évoqué quelques pistes de solutions pour la promotion des transitions politiques en Afrique. « La transition ne doit pas être une fin en soi, il faut faire savoir à tous les pays qu’ils viennent d’un même continent. Il faut mettre en place une transition propre à l’Afrique, elle doit avoir son propre cadre légal. Des transitions inclusives, impliquant la jeunesse et les femmes doivent être encouragées », a suggéré le commissaire. Il a aussi souligné la nécessité de construire un cadre de paix durable et de continuer la politique « zéro tolérance » pour les changements non constitutionnels.
La jeunesse africaine par la voix de Mme Emily Katshuna, a abondé dans le même sens. Elle a indiqué que le terrorisme doit être éradiquer tout en respectant les droits humains. « La jeunesse africaine doit avoir une autonomie financière pour se développer davantage, il faut une promotion de la solidarité pour relever les défis auxquels le continent fait face », a -t -elle ajouté. Mme Katshuna a poursuivi qu’il faut travailler pour promouvoir la paix, le développement durable et modeler le futur du continent dans un espace inclusif.
Une diversité de participants et activités du LPSF
Prennent part à cette rencontre, des représentants des gouvernements africains et d’ailleurs, des diplomates, des acteurs de la sécurité, des experts internationaux et chercheurs de haut niveau sur les questions de paix et de sécurité. Des acteurs de la société civile, des médias, des organisations régionales et internationales, du monde des affaires et des organisations des jeunes et des femmes sont également présents.
Plusieurs panels de discussions sont au programme de ce forum. Ils portent sur des thématiques telles que facteurs de fragilité des institutions étatiques en Afrique ; défis politiques et sécuritaires qui entravent la transition politique vers une gouvernance démocratique ; bâtir des institutions fortes et l’Etat de droit en Afrique ; et rôle des organisations internationales et sous-régionales dans le soutien aux transitions. Une session ministérielle a débuté ces assises déjà le vendredi 20 octobre.
ATOP/BV/KYA






