
Lomé, 31 jan. (ATOP) – La Marche mondiale des femmes au Togo (MMFT) a entamé, le jeudi 30 janvier, un atelier de deux jours de révision de ses textes et d’élaboration de nouvelles orientations stratégiques, en collaboration avec le Ministère de l’Action social de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation (MASPFA).
Selon les organisateurs, les statuts et règlement intérieur de la MMFT, élaborés en 2000, nécessitent d’être revisité aux regards de plusieurs facteurs, notamment la conformité de ces textes avec les lois et réglementations en vigueur dans le pays et les besoins émergents de la communauté et du secteur d’activités de la MMFT. Les travaux consistent en l’amendement et l’adoption des statuts et règlement intérieur par les membres.
La révision de ces documents est une opportunité pour la MMFT de se renforcer en fonction des objectifs actuels et futurs. A cet effet, les participants vont aussi examiner les rapports des deux dernières années de la MMFT afin de suivre les progrès de l’organisation, de se positionner et mieux orienter les futurs activités et mouvements de la coalition.
Les membres ont ouvert une discussion sur les orientations stratégiques de la MMFT. Elle permettra aux membres de s’impliquer activement dans la définition des orientations de l’organisation à travers leur participation à une gouvernance démocratique en assurant que les décisions reflètent les valeurs et les aspirations collectives. Elle leur servira également de rendre compte des décisions clés et des choix stratégiques qui auront un impact sur l’avenir de l’organisation. Il sera question aussi d’assurer la cohérence entre les activités prévues et la vision initiale de l’organisation, une planification à moyen et long terme et l’identification des ressources nécessaires.
Retracer une nouvelle voie pour les années à venir
La représentante de la ministre de l’Action social de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Folly-Notsron Dedesoké a relevé que cet exercice de réviser les textes et d’élaborer de nouvelles orientations stratégiques permet de construire une organisation plus inclusive, moderne et efficace. « A travers ce travail, la MMFT démontre une fois de plus son engagement indéfectible pour les droits des femmes et la justice sociale. Cet atelier a une importance capitale car il représente un moment de réflexion collective, une opportunité d’évaluer les actes, de réajuster les stratégies et retracer une nouvelle voie pour les années à venir », a-t-elle dit. Elle a indiqué que la mise à jour des textes fondateurs n’est pas seulement un exercice administratif mais un acte qui doit refléter les réalités contemporaines, les défis actuels et les ambitions futures de ce monde.
Pour la coordinatrice nationale de la MMF du Bénin, superviseur ouest-africain de MMF et membre du Comité international de la MMF, Guédégbé Innocencia, la Marche mondiale des femmes (MMF) est un projet qui lutte contre la pauvreté et les violences faites aux femmes surtout pour avoir la paix. « Nous faisons un plaidoyer auprès des gouvernements, des grandes institutions pour la démilitarisation dans les pays de guerre. La MMF est née pour lutter contre beaucoup de choses afin que les femmes aient de quoi vivre, lutter contre les violences faites aux femmes pendant les guerres et contre les viols utilisés comme arme de guerre », a-t-elle poursuivi.
En tant que membre du comité international et superviseur au niveau de l’Afrique de l’ouest, Mme Guédégbé est venue avec la deuxième superviseur qui est responsable de la marche en Côte d’Ivoire soutenir la MMFT car elles ont, dans leurs valeurs, la solidarité et l’égalité. Elles sont solidaires avec la MMFT.
La présidente d’honneur de la MMFT, Mme Ayayi Léontine a dit qu’après un quart de siècle de parcours (2000-2025), qu’il est nécessaire pour eux, de se retrouver pour réfléchir sur les actions surtout pour évaluer leurs actions par rapport aux réalités courantes. « Est-ce que la vie de la Togolaise en 2000 est la même que pour la Togolaise en 2025 ? Assurément non. Donc nous avons choisi nous revoir pour réfléchir et modifier nos textes constitutifs, les statuts et règlement intérieur pour que ce que nous allons faire cadre réellement avec les besoins des citoyens et citoyennes. La vie n’est plus pareille qu’en 2000. Aujourd’hui, c’est difficile pour la femme togolaise. C’était déjà compliqué en 2000 mais, de nos jours, c’est tout à fait autre chose. Dans le monde les choses se sont compliquées avec les guerres et le coût de la vie. C’est pas facile pour la femme togolaise aujourd’hui ne serait-ce que le vivre au quotidien », a-t-elle souligné.
La Marche Mondiale des Femmes au Togo (MMFT) est un mouvement qui regroupe des structures organisées de la société civile (ONG, Associations, Églises, Syndicalistes…) qui se mobilisent pour lutter contre la pauvreté, les violences et améliorer le statut socio-économique de la femme.
ATOP/TD/DHK






