Lomé, 23 déc. (ATOP) – Cinquante femmes victimes de Violences basées sur le genre (VBG) formées sur la gestion des Activités génératrices de revenus (AGR) ont bénéficié chacune d’une enveloppe financière de 50.000 FCFA le mardi 22 décembre à Lomé.
Ces enveloppes leur ont été remises par ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation à travers la direction du Genre et de la Promotion de la Femme (GPF). L’initiative, qui a reçu l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), s’inscrit dans le cadre de l’apothéose de la 29ème édition des 16 Jours de campagne et d’activisme contre les violences faites aux femmes. Cette campagne est célébrée chaque année du 25 novembre au 10 décembre.
La célébration est placée cette année sous le thème international « Orangez le monde, financez, intervenez, prévenez et collectez ». Au Togo, le thème choisi est « Non aux violences économiques faites aux femmes en période de COVID-19 ». L’objectif poursuivi par le gouvernement à travers le ministère en charge de la Promotion de la Femme, est d’atténuer l’impact socioéconomique de la pandémie de coronavirus (COVID-19) sur les survivantes des VBG. Il s’agit aussi d’aider ces femmes à débuter ou à renforcer leurs AGR afin d’améliorer leurs conditions de vie.
La directrice du GFP, Mme Ouro-Aïssah Akanti a rappelé que la date du début de la célébration (25 novembre) est celle de la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes et celle de la fin (10 décembre) commémore la Journée des droits de la personne. Elle a indiqué que cette campagne est un appel aux gouvernements, aux individus et organisations à la sensibilisation pour mettre en place des stratégies de prévention et d’élimination des violences faites aux femmes et aux filles dans le monde. D’après Mme Ouro-Aïssah, la COVID-19 a fragilisé l’économie des femmes victimes de VBG. « La COVID-19 a engendré d’importantes conséquences sanitaires, économiques, financières et sociales. Sur le plan économique, elle a touché le secteur informel où sont représentées à 70% les femmes dans les branches d’activités », a-t-elle précisé. Elle a invité ces femmes bénéficiaires à une utilisation rationnelle de cette somme afin de renforcer la résilience en cette période de crise sanitaire.
Le représentant du représentant résident de l’UNFPA, Koffi Vidzrakou en a rappelé les chiffres des Nations Unies qui souligne qu’une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles. Pour lui, en cette période de la COVID-19, les femmes sont plus exposées aux violences de tout genre d’où la nécessité de les aider pour planifier leur économie. M. Vidzrakou a réitéré l’engagement et le soutien de l’UNFPA à toutes les initiatives du gouvernement togolais, allant dans le sens de la sauvegarde de la dignité de la femme et de la fille au Togo.
Le maire de la commune Golfe 2, Dr Amaglo Kokou et des représentants des OSC ont pris part à la cérémonie. ATOP/SED/OAF






