
Lomé, 8 août (ATOP) – Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya a annoncé la création d’un cadre de veille sur les importations frauduleuses, le lundi 7 août à Lomé, lors de la 2e réunion de l’année 2023 du comité technique de concertation Etat secteur-Privé.
Les travaux ont permis de faire le point du chemin parcouru depuis le début de l’année et de projeter sur les mois à venir. Les participants ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations de la dernière réunion et relevé des points d’attention qui avaient été retenus. Il est également inscrit au programme, un point d’information et une présentation conjointe du directeur général de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) et de la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP) sur le thème, « Participation du secteur privé national à la commande publique ».
Depuis leur dernière rencontre, certaines préoccupations ont connu une évolution favorable. Il s’agit notamment de la problématique des tarifs domaniaux au Port autonome de Lomé (PAL) et de la question des organes de recours en matière fiscale. Les autres sujets sont en cours de traitement.
A l’entame de sa prise de parole, le président du comité technique de concertation, le ministre en charge de l’Economie, Sani Yaya a indiqué que « d’ores et déjà, je voudrais vous annoncer la création d’un cadre de veille sur les importations frauduleuses, suite aux recommandations d’une session antérieure du conseil de concertation dédiée à la lutte contre la concurrence déloyale ». Ce cadre, a-t-il poursuivi, a pour mission d’intensifier la lutte contre le fléau de la concurrence déloyale et de promouvoir les facteurs de compétitivité des entreprises togolaises. Il sera coordonné par le secrétaire exécutif du comité de concertation.
Par ailleurs, le ministre Yaya a dit aussi qu’il sera procédé dans les prochains jours, au lancement de la première édition de l’enquête de satisfaction du secteur privé conviant ainsi, les acteurs à la cérémonie de lancement dès que la date sera fixée. Cette enquête sera réalisée par l’INSEED et permettra d’avoir un retour d’expérience sur les réformes engagées avec comme finalité, l’amélioration continue de la qualité des services publics.
Le ministre de l’Economie et des Finances a révélé que, « dans moins d’un mois, nous nous retrouverons tous ensemble, acteurs publics et privés, pour la première Journée nationale du partenariat public privé. Cette initiative, pour laquelle je souhaite une forte mobilisation, est destinée au renforcement du dialogue déjà en cours entre le public et le privé pour un développement économique inclusif, une croissance soutenue et durable au profit de l’emploi. En effet, c’est dans la symbiose entre le secteur public et le secteur privé que notre pays trouvera le chemin de l’émergence ».
Le président du comité technique de concertation a affirmé que l’économie mondiale demeure marquée par des incertitudes liées notamment à la poursuite du conflit Russo-Ukrainien, avec pour corollaire l’inflation qui a poussé l’ensemble des Banques centrales au resserrement de leurs politiques monétaires. « Même si notre pays le Togo n’y échappe pas, des mesures idoines ont été prises par le gouvernement sous le leadership du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, pour préserver le pouvoir d’achat de nos laborieuses populations face à la cherté de la vie », a ajouté le ministre Yaya.
Un taux d’inflation en baisse
Le taux d’inflation a ainsi baissé de 8% en mai 2022 à 5,8% à fin mai 2023 en liaison principalement avec les bons résultats de la campagne agricole 2022-2023 et les effets positifs des diverses mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la cherté de la vie. « Ces efforts se poursuivent pour rendre la vie plus soutenable pour nos concitoyens », confie le ministre.
L’activité économique comparée au premier trimestre 2022 est caractérisée par une évolution globalement satisfaisante avec notamment le trafic total de passagers à l’aéroport de Lomé qui progresse de 35,7%, une hausse du volume d’énergie électrique, moyenne tension et basse tension facturé de 38,7% et 10% respectivement, par rapport au premier trimestre 2022, ainsi que des performances satisfaisantes du PAL.
Des efforts fournis mais le chemin est encore long
Le président du patronat, Laurent Tamegnon confirme les propos du ministre mais relève qu’il reste bien d’autres choses à faire. « Les avancées effectuées sont des signes qui ne trompent pas et qui démontrent la volonté du gouvernement de travailler en symbiose avec le secteur privé. Mais nous ne manquerons de dire que le chemin est encore long parce qu’il reste bien d’autres choses que nous devons faire. Notre inquiétude c’est qu’à chaque jour son lot de difficultés. Hier nous parlons de COVID, de guerre en Ukraine ; aujourd’hui c’est le Niger. Nous constatons qu’il faudrait voir les problèmes qui sont là aujourd’hui et avancer », a expliqué le porte-parole du secteur privé.
M.Tamegnon a rassuré que le secteur privé n’a aucun intérêt à ne pas faire avancer le Togo. « Nous avons pris des engagements au niveau du Plan national de développement pour participer à 35% du financement. Nous avons l’échéance 2025 pour créer 500.000 emplois. Quand on a ces deux éléments, il y a de quoi à ne pas dormir. Nous nous battons tous les jours pour pouvoir honorer ces engagements », a-t-il poursuivi. Il a remercié le président du comité et des membres du gouvernement qui sont, à chaque fois, à l’écoute. « A travers les échanges nous essayons d’apporter chacun dans son secteur, les solutions appropriées aux problèmes quotidiennement », a conclu le président du patronat.
ATOP/TD/DHK






