Lomé, 10 mai (ATOP) – Un débat contradictoire sur le thème « Le divorce récurrent au sein des foyers provient-il de la responsabilité des époux ou de la société ? » a marqué, le samedi 8 mai à Lomé, la troisième édition du Grand débat de l’année (GDA).
Cet événement est à l’actif de la Jeunesse compétente pour le développement des talents et de l’éducation des jeunes (JCDTE). Le GDA est un canal par lequel les jeunes sont informés, sensibilisés et conscientisés sur les faits sociaux d’actualité. La rencontre a permis d’amener les jeunes à comprendre et à partager leurs opinions sur les différentes causes de divorce devenu récurrent dans les foyers.
Ce débat contradictoire, à la fois en français, anglais et en Ewé, a mis sur scène, deux groupes. L’un soutient l’assertion selon laquelle le divorce est une décision des deux conjoints et l’autre affirme que la société est à l’origine des divorces.
Le 1er groupe dit que les deux conjoints sont doués de raisons et de conscience et que s’il devrait avoir divorce, c’est qu’ils l’auraient délibérément choisi sous aucune contrainte. Le second groupe a laissé entendre que la société est le seul coupable de séparation de conjoints. Il justifie sa position, entre autres, par l’implication des belles familles et les mauvais conseils prodigués par des amis.
Faisant la synthèse du débat, Mme Kouméalo Anaté a, au nom des autres membres du juré, indiqué que les deux approches de réponses sont à considérer en cas de divorce. Selon elle, le divorce peut être dû au manque de communication, de dialogue, à l’égocentrisme, aux stéréotypes sociétaux et culturels. « Il peut aussi être la résultante de l’infidélité ou de l’insatisfaction sexuelle de l’un des époux, le chômage et le manque de projet commun. Le divorce est également la conséquence des violences sur la femme (comportements excessifs et maladifs de l’homme) et de l’amour possessif », a-t-elle fait savoir. Mme Anaté a ajouté que les réseaux sociaux et l’éducation importée ne sont pas à exclure. Pour elle, ce qui importe est de connaître son conjoint, les valeurs sur lesquelles l’union est fondée ; le sens de l’amour que l’on donne au couple.
Pour le père Samuel Attivi, vicaire de la paroisse de Wuiti, membre du comité d’organisation du GDA, cet évènement émane de la volonté des membres de la JCDTE d’apporter des approches de solution aux questions brulantes de la société. Il a exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette édition. « La JCDTE entend organiser chaque édition du GDA dans toutes les préfectures du Togo, afin que les jeunes bénéficient des leçons véhiculées pour le bien de la nation », a ajouté le père Attivi.
Les autorités préfectorales, communales, religieuses, traditionnelles et des parents présents, ont félicité les organisateurs et promis apporter leur soutien à la JCDTE dans sa dynamique d’éducation des jeunes à la citoyenneté.
Créée en septembre 2014, la JCDTE vise à promouvoir l’éducation des jeunes par les jeunes à travers des thématiques sociaux. ATOP/AR/DHK






