
Lomé, 12 déc. (ATOP) – La session des experts des Etats membres de l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) s’est ouverte, le mardi 12 décembre à Lomé, en prélude à la 41è session du Conseil d’administration (CA) de cette institution inter-Etats que la capitale togolaise abritera le jeudi prochain.
La session de Lomé, prévue normalement à Niamey au Niger, vise à consolider les acquis du cadre institutionnel, organisationnel et financier existant pour doter cette école sous-régionale d’un budget conséquent devant lui permettre de faire face aux nombreux défis des Etats.
« Cette 41è session du conseil d’administration revêt un caractère particulier dans la mesure où elle se tient à la fin du mandat de l’équipe dirigeante », a déclaré la présidente du CA de l’EAMAU, Mme Reine-mère Ketcha Célestine, ministre de l’Habitat et du Développement urbain du Cameroun. Elle a rappelé que dans la dynamique de donner un souffle nouveau à l’institution, la 34è session ordinaire de l’EAMAU tenue à Yamoussoukro en février 2015 puis la 6è session extraordinaire du CA à Abidjan en 2015 ont doté l’EAMAU de nouveaux textes et de nouveaux dirigeants. Cependant, constate-t-elle, « beaucoup d’insuffisances demeurent dans l’application des textes ».
Cette session de deux jours sera consacrée à l’étude des rapports d’activités notamment le rapport du directeur général sur les activités de l’institution, l’état de mise en œuvre des résolutions de la 40è session du conseil d’administration à Yaoundé (Cameroun), le rapport de la direction de l’administration et des finances sur l’exécution du budget 2022 et le rapport du commissaire aux comptes de l’exercice budgétaire 2022. Les experts des 14 Etats membres de l’institution devront également étudier le budget 2024 à soumettre au conseil des ministres ce jeudi 14 décembre.
En 48 ans, « l’EAMAU a rendu d’énormes services à nos 14 Etats membres en mettant à leur disposition 2000 cadres de hauts niveaux pour accompagner le développement économique et social par le biais du développement urbain. Mais beaucoup reste à faire », a reconnu la présidente du CA. Pour permettre à l’EAMAU d’aller plus loin dans une parfaire synergie des Etats membres, Mme Ketcha a relevé la nécessité de se conformer aux règles de bonne gouvernance universitaire, d’adapter l’école aux contraintes du système Licence-Master-Doctorat et de définir un plan de carrière cohérant et motivant pour les enseignants. Il convient, dit-elle, de procéder au cours de cette session au « toilettage des textes, toutes choses qui permettront de lever toute équivoque et impliquer par ricochet tous les Etats dans la gestion dans cette belle institution, notre maison commune ».
« Cette présente session ne sera point de tout repos, eu égard aux nombreux dossiers que vous aurez à étudier et qui relèvent des mesures d’orientation pour le bon fonctionnement de l’école », a souligné le directeur général de l’EAMAU, Dr Moussa Dembele. Il a relevé que cette institution à travers son parcours amorce un tournant majeur de son évolution, « celui de la maturité ». Pour ce nouveau tournant, dit-il, « l’EAMAU a besoin, dans l’urgence, de compléments de mesures d’accompagnement adaptées aux enjeux du futur afin de répondre valablement aux défis de l’urbanisation galopante de notre continent ».
L’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme, basée à Lomé (Togo) a été fondée par une résolution du sommet des chefs d’Etats de l’OCAM (Organisation commune africaine Malgaches et Mauricienne) en 1975. C’était à la suite d’une étude de l’UNESCO sur la nécessité effective d’une institution de formation en architecture et urbanisme, au bénéfice des Etats africains en pleine croissance urbaine. L’EAMAU offre des formations dans plusieurs spécialités notamment l’architecture, l’urbanisme, la gestion urbaine, le transport et la mobilité.
ATOP/AJA/BV






