
Lomé, 11 mars (ATOP) – Les experts de l’espace du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ont mis en exergue, le mardi 11 mars à Lomé, l’apport des recherches en santé dans la promotion du développement en Afrique, à l’occasion des 7ᵉ Journées scientifiques de l’institution.
L’objectif est de partager les résultats scientifiques et d’identifier des pistes concrètes pour améliorer les systèmes de santé et renforcer le développement socio-économique du continent.
Les travaux présentés dans le cadre des programmes thématiques de recherche portent entre autres sur la santé publique, la santé maternelle et infantile, la prévention des maladies, l’amélioration des systèmes de soins ainsi que l’accès équitable aux services de santé.
Parmi les études exposées figurent « Origine, distribution et incidence de la rage humaine en Côte d’Ivoire de 2013 à 2023 », « Prévalence du paludisme chez les patients tuberculeux à Brazzaville » ou encore « Portage digestif de bactéries multirésistantes à l’admission de deux services de réanimation à Abidjan, en Côte d’Ivoire », « Tendance évolutive des indicateuurs de la lutte contre l’ulcère de Buruli au Bénin de 2008-2023 ». Selon les chercheurs, les résultats attendus de ces travaux devraient contribuer à améliorer la qualité des soins, à réduire la mortalité infantile et à renforcer les stratégies de prévention face aux maladies qui affectent les populations africaines. Ils estiment également que l’amélioration de la santé publique favorise la productivité, allège les charges liées aux maladies et participe au développement durable des pays du continent.
Le Professeur en pédiatrie-génétique médicale à la Faculté des sciences et de la santé (FSS) de l’université de Kara, Komi Deladem Azoumah, a fait savoir que les recherches menées dans plusieurs universités et centres hospitaliers de l’espace CAMES contribuent à mieux comprendre les pathologies qui touchent les enfants africains et à adapter les stratégies de prévention et de traitement aux réalités locales. Le spécialiste explique que ces travaux permettent notamment d’identifier les facteurs de risque liés à certaines maladies infantiles, d’améliorer les protocoles de prise en charge et de renforcer les politiques de santé publique. Il a souligné que l’intégration de ces résultats scientifiques dans les politiques sanitaires constitue un levier essentiel pour améliorer la santé des populations et soutenir le développement socio-économique du continent.
Ces Journées scientifiques du CAMES s’affirment comme une plateforme stratégique pour soutenir la production de savoirs africains et renforcer l’impact concret de la recherche en santé sur le développement durable du continent.
ATOP/AO/SED






