Lomé, 15 oct. (ATOP)-Le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) a organisé, le jeudi 14 octobre à Lomé, le 70ème numéro de Jeudi, Jose, sous le thème « Entrepreneuriat des jeunes face aux défis du consommer local ».
Cette initiative se tient chaque deuxième jeudi du mois et permet aux jeunes porteurs d’idées d’entreprise d’échanger et de partager des expériences. Elle s’inscrit dans la mission d’accompagnement technique du FAIEJ à l’endroit de ces jeunes dans la mise en œuvre de leurs projets surtout dans le domaine de l’agro alimentation.
La rencontre intègre également le “Mois du consommer local”, une initiative qui entend valoriser davantage et intensifier la promotion de la consommation des biens et services locaux afin de susciter l’envie et l’intérêt des populations. Elle a permis aux panelistes d’entretenir les jeunes d’entrepreneurs sur les stratégies à mettre en œuvre afin de mettre à profit le mois de consommer local, relatives à la qualité du produit à mettre sur le marché, aux emballages, au prix et aux différentes stratégies de communication.
La séance a été marquée par un panel en présentiel et en visioconférence sur le thème développé par le coach accompagnateur de FAIEJ et promoteur des vitrines, Salami Layi et le directeur associé du cabinet Synergie, Ayao Philippe Awaga. Selon M. Salami, le problème le plus important que rencontrent ces jeunes entrepreneurs est la capacité à vendre leurs produits, soulignant que depuis que le mois du consommer local est lancé, on constate un engouement dans la consommation des produits locaux. « Nos produits ne sont pas tellement acceptés par les consommateurs parce-que les gens ont des préjugés face aux produits locaux. Certains pensent que les produits importés ont plus de qualité que les produits locaux mais nous les avons rassurés par l’analyse et la certification de nos produits qui sont de bonne qualité », a-t-il dit.
En dehors de la qualité du produit que les jeunes aujourd’hui ont amélioré, la question de l’emballage ou « packaging » a été abordée, puisque la plupart des consommateurs achètent les produits à cause aussi de l’emballage. Ils ont précisé qu’il y a cinq ans, quand l’on visite les vitrines ‘’Made in Togo’’ on est impressionné par la qualité de la présentation de ses produits.
Les panelistes ont évoqué également le défi de la communication parce que les jeunes n’ont pas les moyens pour pouvoir communiquer autour de leurs produits. D’après eux, aujourd’hui le numérique est un élément qui permet aux jeunes de pouvoir toucher un grand nombre de consommateur sans pour autant engager beaucoup de dépenses.
A en croire les orateurs, l’environnement est favorable et les jeunes peuvent mettre sur le marché des produits de bonnes qualités. Ils ont convié la population à consommer les produits made in Togo pour leur permettre d’avoir une valeur nutritive et contribuer à la création de la richesse et de l’emploi dans les zones rurales. Pour eux, 80 à 100 % des matières premières utilisées dans la production des produits ‘’Made in Togo’’ sont des matières premières locales et naturelle et sans utilisation des conservateurs ni additif ni colorant.
Le panel a connu aussi la participation de deux jeunes entrepreneurs qui ont partagé leurs expériences avec l’assistance et présenté leurs produits. Il s’agit du promoteur de Natuthé Kinkeliba, Admas Koudou et la directrice de Togossimé, Mme Allah-Assogba Lucia.
ATOP/TGB/DHK






