
Lomé, 25 fév. (ATOP) – L’Association des médiateurs des pays membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA) tient, du 25 au 27 février à Lomé, son 7e assemblée générale ordinaire pour analyser et identifier des actions à mener face aux défis fonctionnels et existentiels auxquels sont confrontées les institutions de médiation dans l’espace.
Les travaux se déroulent sous le thème, « La médiation institutionnelle aujourd’hui dans l’espace UEMOA ». Ils permettront également d’élire un nouveau bureau et de désigner le pays devant accueillir la prochaine assemblée générale statutaire.
Outre le thème général qui a fait l’objet de la communication inaugurale, des panels et d’autres communications sont inscrits dans l’agenda de cette assemblée, notamment « Le médiateur de la République et l’Etat de droit ; Le médiateur de la République : un acteur majeur de la construction d’un Etat de droit et de la bonne gouvernance et Le médiateur de la République en tant que défenseur des droits, acteur de la paix et de la cohésion sociale ». Des thématiques telles que « Défis et perspectives de la médiation ; Les fragilités de la médiation institutionnelles, quels remèdes ? Demain la médiation : pour un renouveau de la médiation institutionnelle dans l’espace UEMOA » sont aussi inscrites dans le programme.
Le représentant du chef de l’Etat, le ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté, des Relation avec les Institutions de la République, Pacôme Yawovi Adjourouvi a relevé qu’au moins, une quinzaine d’années, par les mécanismes de dialogue et de négociation, les médiateurs sont sur la brèche, au service des citoyens et des administrations. « Dans vos actions, vous avez prouvé que vos missions d’intercesseur gracieux, qui vous sont dévolues, en cas de différends résultant d’un dysfonctionnement administratif, demeurent incontournables dans nos processus démocratiques. Il est indéniable aujourd’hui que soient protégés vos différents acquis avec des objectifs et défis nouveaux. Et il est impérieux que votre existence ne souffre d’aucune inquiétude. Mais il est surtout opportun que vos actions épousent les défis nouveaux, les problématiques nouvelles et surtout les nouvelles aspirations de nos populations », a-t-il souligné.

Pour le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Togo, Alioune Sène a souligné que la présente rencontre se tient dans un contexte régional difficile, marqué par des tensions, menaces et risques sécuritaires qui interpellent tous. Il a affirmé que ces tensions n’épargnent guère les institutions de médiation. « Cette fragilité des médiateurs institutionnels dans notre espace communautaire surtout dans le présent contexte sécuritaire, n’est pas de nature à favoriser la bonne exécution et le suivi de leurs interventions. En effet, la médiation institutionnelle n’est pas une spécificité de nos Etats. Ces institutions ont toujours su, à travers leurs multiples apports pour la construction d’un Etat de droit, voyager à travers les temps et les espaces », a-t-il dit.
Le médiateur de la République togolaise, présidente de l’AMP-UEMOA, Mme Awa Nana-Daboya a indiqué que les présentes assises, vont permettre de capitaliser et de consolider leurs expériences afin de poursuivre ensemble avec détermination et résilience le chemin de la performance de médiation institutionnelle. Elle a précisé que le rôle et la place des médiateurs ne devraient plus faire l’objet de débats au regard des engagements internationaux et régionaux souscrits par leurs Etats. « Le défis aujourd’hui est de marquer un ancrage définitif de nos institutions dans le paysage national et communautaire », a-t-elle conclu.
ATOP/TD/DHK






