
Lomé, 8 mars (ATOP) – Les organisations non gouvernementales « Aide et action à la veuve, à l’orphelin et à l’enfant déshérité (AAVOED) » et « Action femme et développement (AFED) » ont plaidé pour un changement des mentalités pour mettre fin aux Violences basées sur le genre (VBG) en milieux scolaires et professionnels, le samedi 7 mars à Lomé.
Le plaidoyer a été fait lors d’une causerie-débat sur le thème : « changer les mentalités pour stopper les violences dans les milieux scolaires et professionnels ». Des membres des deux associations sœurs et des représentants des organisations partenaires ont pris part à cette causerie. L’objectif est de renforcer la protection, l’égalité et la justice pour toutes les femmes et filles au Togo. Il s’agit égalemnt de promouvoir la dénonciation des violences et l’accès à la justice dans les milieux scolaires et professionnels, encourager des actions concrètes pour prévenir les violences et de mobiliser les acteurs institutionnels, communautaires et les médias pour soutenir la lutte contre les VBG.

Un panel développé en trois sous-thèmes à savoir : la prévention précoce des VBG ; la transformation des mentalités, et l’accès à la justice et à l’autonomisation, a meublé la séance. Les panélistes ont relevé les formes de violences et souligné l’importance d’éduquer les communautés. Ils ont insisté sur la nécessité de déconstruire les stéréotypes sexistes avec l’implication des familles, des employeurs et des médias. A l’issue des débats, un appel à une action concrète pour éradiquer les violences sexistes en milieux scolaire et professionnel au Togo a été lancé.
Saluant les réformes juridiques et les politiques publiques courageuses entreprises par le gouvernement, la présidente de l’AAVOED, Mme Kadjaka-Abougnima Molgah, a déploré la persistance des violences dans les secteurs de l’éducation et du travail. « Trop souvent encore, des jeunes filles voient leur parcours éducatif compromis à cause du harcèlement, et des femmes subissent en silence des violences psychologiques, économiques ou sexuelles sur leur lieu de travail », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que ces maux freinent le développement humain et social du pays. La présidente a souligné que cette célébration doit être une occasion pour appeler à un engagement collectif pour faire des écoles et des entreprises des espaces sûrs et inclusifs. « Changer les mentalités exige du courage : le courage de dénoncer, de protéger et de remettre en question des normes injustes », a conclu Mme Kadjaka-Abougnima.
La présidente de l’ONG AFED, Mme Birregah Ata Rosaline a exhorté les autorités et les communautés à briser le silence et à appliquer rigoureusement les lois pour mettre fin à l’impunité.
L’édition 2026 de la journée internationale des droits de la femme est placée sous le thème : « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles »
ATOP/SED/BV/KYA






