
Lomé, 11 juil. (ATOP) – La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a animé une conférence débat et signé des accords pour marquer la célébration de la 8ème édition de la journée africaine de lutte contre la corruption, le jeudi 11 juillet à Lomé.
Cette célébration a pour objectif de mettre en évidence l’importance de la dénonciation des actes de corruption et la nécessité de protéger les dénonciateurs. Elle vise en outre à faire l’état des lieux, la promotion de la protection des dénonciateurs des actes de corruption. Il s’agit aussi d’inciter la population à contribuer à la prévention et la promotion des valeurs d’honnêteté.
Dans ce cadre de contribution de la population, des protocoles de coopération entre la HAPLUCIA et les organisations de la société civile pro-lutte contre la corruption ont été signées au cours de la célébration. Cet accord permettra à ces organisations d’être plus crédibles et accompagner la HAPLUCIA dans les actions d’éducation et de formation pour un changement de comportements. En outre, cet accord leur permettra de bénéficier de l’accompagnement du projet « Bonne gouvernance » financé par la République fédérale d’Allemagne mis en œuvre par la GIZ.
Les participants ont suivi deux communications. La première sur le thème de la journée : « Mécanismes efficaces de protection des lanceurs d’alerte : un outil essentiel dans la lutte contre la corruption » et la seconde sur « Les efforts du Togo dans la mise en œuvre de la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ».
Le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou a expliqué que la corruption constitue un obstacle important à la gouvernance démocratique, à la protection des droits de l’homme et au développement durable en Afrique. Elle érode, dit-il, la confiance des citoyens dans les institutions publiques. Conscient de cette menace, rappelle le président, l’Union africaine a adopté le 11 juillet 2003, la Convention qui fait l’objet de cette célébration. « Elle est entrée en vigueur le 5 août 2006 et prescrit une stratégie de lutte contre le fléau de la corruption fondée sur quatre piliers, à savoir les mesures préventives, les incriminations, une coopération forte et la mise en place des agences anti-corruption indépendantes, dotées d’un personnel spécialisé », a expliqué M. Aba.
Le ministre en charge des droits de l’homme, Pacôme Adjourouvi a fait savoir que le gouvernent, sensible à la problématique de la corruption, a mis en place les mécanismes de lutte contre ce fléau. Il a salué la consécration du 11 juillet comme journée africaine de lutte contre la corruption qui permet de mesurer les efforts enregistrés et les défis à relever.
ATOP/GMM/SED






