
Le Togo s’apprête à célébrer le 27 avril 2024, le 64e anniversaire de son indépendance. Comme les années antérieures, cette manifestation publique connaîtra plusieurs activités parmi lesquelles, un grand défilé militaire et civil, des manifestations culturelles, sportives et récréatives, des réjouissances populaires, des concerts à Lomé et dans les chefs-lieux des préfectures, sans oublier la traditionnelle ranimation de la flamme de l’indépendance, la veille, c’est-à-dire, le vendredi 26 avril, dans la soirée, par le président de la République, Faure Gnassingbé. Cette année, la célébration sera influencée par le double scrutin que le pays va organiser avec en toile de fond le changement de la Constitution. En témoigne la fin de la campagne électorale qui coïncide avec le jour anniversaire.
Non seulement c’est la première fois que le pays organise les régionales mais elles seront couplées avec les législatives. Un double scrutin c’est une première au Togo d’où la nécessité de bien le préparer afin qu’il soit une fête et non une crise. C’est dans cette optique que le gouvernement et toutes les institutions impliquées dans son organisation s’acharnent à jouer leur partition. La CNDH, la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, la HAAC, la CENI et les ministères de la Décentralisation et de la Sécurité ont organisé des séances de formation à travers le pays pour expliquer les enjeux et situer chacun sur sa responsabilité dans la réussite de ces élections. Même des offices religieux sont organisées pour le bon déroulement de ces élections dans la paix et la concorde sociale.
« Les politiques doivent avoir un message de paix et d’humilité surtout envers leurs adversaires. Nous devons aller dans l’humilité parce que nous sommes tous Togolais, nous sommes tous appelés à construire ensemble ce beau pays. Donc, nous tendons la main à nos adversaires pour que tout se passe dans la paix et la concorde sociale » relève une actrice politique.
Il revient à tout Togolais qu’il soit de la majorité au pouvoir ou de l’opposition de chercher à préserver la paix sans laquelle aucune activité n’est possible. N’oublions pas que l’arme la plus efficace pour résoudre nos différends c’est le dialogue. C’est pourquoi dans ce contexte marqué par des divergences, nous devons avoir comme priorité la sauvegarde de notre pays dont nous célébrons l’indépendance. Sans le pays, nous n’existons pas !
TANKROUKOU Daka Ignace






