
Lomé, 12 déc. (ATOP) – Les panafricanistes se sont engagés à soutenir le processus de développement du continent, une déclaration issue des travaux du 9ème congrès panafricain dont la cérémonie de clôture a été présidée, le vendredi 12 décembre à Lomé, par le Président de l’Assemblée nationale, Prof Komi Selom Klassou, représentant le Président du Conseil, Faure Gnassingbé.
Débuté le lundi dernier autour du thème : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir », ce congrès panafricain s’inscrit dans le cadre de l’Agenda de la « Décennie 2021-2031 : des racines africaines et de la diaspora africaine ». Il a permis aux africains, ceux de la diaspora et des afrodescendants de se retrouver, d’échanger et de prendre des résolutions destinées à soutenir le processus de développement du continent et les efforts collectifs des Etats et des communautés afrodescendantes pour améliorer l’image, la participation et la représentativité de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Ce grand rendez-vous a, aussi, permis de raviver la flamme du panafricanisme.
Plusieurs travaux et activités ont été inscrits au programme de ce congrès panafricain. Il s’agit des discours des officiels, des contributions des panafricanistes, une conférence inaugurale, une session ministérielle, des travaux en commissions, des panels, une table-ronde des hommes et femmes d’affaires, des séances plénières et des activités culturelles.
Ces travaux ont permis aux participants de formuler des résolutions et recommandations favorisant l’intégration totale des peuples africains et afrodescendants, dans un esprit de réappropriation et de réinvention de l’émergence africaine. La vision est de renforcer le renouveau du panafricanisme pour une Afrique unie, souveraine et prospère. Il s’était agi également de mobiliser les ressources, de consolider l’influence du continent à l’internationale, et de renouveler son identité culturelle et politique. Le congrès a aussi examiné les voies et moyens permettant au continent de redéfinir et d’actualiser le panafricanisme en intégrant les réalités actuelles de l’Afrique et de sa diaspora. Les réflexions ont également tourné autour de comment s’appuyer sur des valeurs endogènes telles que la philosophie « Ubuntu », pour construire une unité inclusive et durable et réformer les institutions multilatérales.
Pour le président de l’Assemblée nationale, les réflexions ont permis d’entrevoir une reconfiguration des diagnostics économiques vis-à-vis de l’Afrique. Il s’est dit reconnaissant que les travaux ont défini les contours et les orientations de la question des réparations et de la restitution des biens culturels ajoutés à celles précédemment collectées à la faveur d’autres rencontres.
Le représentant de la Commission de l’Union africaine (UA), ambassadeur, Amr Al Jowaily a salué l’organisation et la réussite parfaite de ce congrès félicitant les autorités du Togo pour leurs efforts en vue de l’aboutissement heureux de cet événement. Il a rassuré que les recommandations seront transmises à qui de droit pour toutes fins utiles.
« Un peuple qui a choisi la liberté ne fléchit jamais », a indiqué le représentant du Niger, député Abdourahamane Oumarou exprimant la reconnaissance de son pays au Président du Conseil pour son soutien ferme et total envers les peuples de l’AES. « Que notre souveraineté devienne notre héritage », a-t-il dit. ATOP/DHK/AJA






