
Sokodé, 27 sept. (ATOP) – La ministre de l’Action sociale, de la solidarité nationale et de la promotion de la femme, Prof. Kossiwa Zinsou-Klassou a sensibilisé, le jeudi 26 septembre au Lycée technique de Sokodé, des élèves de divers établissements, des parents d’élèves et des acteurs communautaires sur la traite des enfants.
L’activité est axée sur le thème « Mobilisons-nous contre la traite des enfants pour une lutte efficace contre l’extrémisme violent ». Elle se situe dans le cadre de la 7è édition de la campagne nationale de lutte contre la traite des personnes en particulier celle des enfants au Togo.
La sensibilisation entend contribuer à réduire l’ampleur de la traite des personnes, en l’occurrence celle des enfants dans la région Centrale, plus précisément dans la préfecture de Tchaoudjo. Il s’est agi de sensibiliser le public sur les effets néfastes du trafic des enfants, y compris l’exploitation de ceux-ci dans l’extrémisme violent. La séance a également permis de faire connaître les mécanismes de dénonciation de cas de traite des enfants, et les peines encourues par les auteurs et les complices. Elle a, en outre, servi de cadre pour susciter plus d’engagement des acteurs communautaires dans la lutte contre ce fléau. C’est aussi l’occasion de recueillir les approches de solution pour contrer ce mal.
Les participants ont été éclairés sur la définition de la traite et de l’extrémisme violent, ainsi que les manifestations et conséquences de ces phénomènes sur les enfants, la famille et la communauté. Ils sont également entretenus sur les types de traites fréquents dans la localité. Les apprenants et acteurs ont aussi proposé des actions de lutte contre ces fléaux. Des témoignages des parents et des enfants ont permis d’édifier davantage les uns et les autres sur la traite. L’assistance est aussi sensibilisée sur les dispositions légales de protection des enfants contre le phénomène.
La ministre en charge de l’Action sociale a fait savoir que son déplacement à Sokodé entend tirer la sonnette d’alarme contre la traite des personnes en particulier celle des enfants qui persiste encore dans les localités malgré les dispositions juridiques prises par l’Etat. Pour Prof. Zinsou-Klassou, le problème qui se pose c’est que les enfants, malgré toutes les conditions idoines d’études, de formation et de réussite mises en place par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé sont toujours tentés d’aller en aventure et parfois avec la complicité des parents qui leur font miroiter un eldorado incertain. La ministre a affirmé que les conséquences de ce phénomène s’observent quotidiennement, et il revient donc aux parents de prendre leurs responsabilités en tant qu’éducateurs en faisant leur part pour que la relève de demain soit garantie. Prof. Zinsou-Klassou a rappelé que le pays traverse une période où l’on constate la montée de l’extrémisme surtout dans la partie septentrionale du pays. Elle a précisé que cette situation est favorable à la manipulation des enfants qui sont facilement enrôlés dans les réseaux de terroristes qui causent l’insécurité dans le pays. Pour la ministre, il revient également aux enfants eux-mêmes de prendre conscience de cet état de chose pour ne pas tomber dans le piège de ces criminels.
« J’ai retenu beaucoup de choses du message de la ministre. Je conseille à mes camarades qui seraient tentés par l’aventure d’exploiter tous les atouts que le chef de l’Etat a mis à notre disposition pour rester au pays afin de travailler et réussir. Nous avons aussi le numéro vert 1011 pour dénoncer le trafic des enfants », a confié une apprenante.
Un leader communautaire a renchéri en affirmant que cette sensibilisation lui a permis d’en savoir davantage sur la traite notamment ses conséquences, les sanctions encourues par les auteurs et complices, et les mécanismes de dénonciation. Il compte relayer l’information dans sa communauté.
ATOP/MEK/SED






