
Sokodé, 20 déc. (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a clôturé sa tournée de sensibilisation des leaders communautaires, des chefs traditionnels, autorités administratives et traditionnelles de la Centrale sur les Violences basées sur le genre (VBG) le vendredi 20 décembre à Blitta.
Ces rencontres initiées en partenariat avec le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) dans les cinq préfectures de la région, s’inscrivent dans le cadre des 16 jours d’activisme sur les VBG. L’objectif est de réduire les VBG dans les communautés. Il s’est agi de sensibiliser les participants sur les violences faites aux femmes et aux filles et de les impliquer dans la lutte contre ces violences dans les cinq préfectures.
Les participants ont été entretenus à Sokodé, Tchamba, Blitta, Sotouboua et Djarkpanga sur les différents types de VBG, leurs conséquences, leurs rôles dans la lutte contre ce fléau, les mécanismes de dénonciation et la nécessité de dénoncer les auteurs. Ils ont pris connaissance des différents instruments juridiques nationaux et internationaux sur les VBG. Les débats ont porté, entre autres, sur les mariages précoces, l’éducation de la jeune fille, les violences physiques et sexuels et les droits successoraux.
Les séances ont également été marquées par des sketches présentés par des associations de femmes sur les conséquences de la non scolarisation de la jeune fille, les différentes sortes de VBG, et l’accès des femmes à la terre dans le partage de l’héritage.
La 1ère vice-présidente de la CNDH, Mme Aïssah-Assih Ashira a expliqué que cette tournée a été organisée suite aux recommandations issues du passage du Togo à l’Examen périodique universel (EPU) de 2022. Elle a souligné que les 16 jours d’activisme sont institués pour établir un lien symbolique entre les violences faites aux femmes et les droits de la personne humaine ; et pour insister aussi sur le fait que ces violences constituent une violation des droits humains. Mme Aïssah-Assih a demandé aux participants d’être les ambassadeurs de cette lutte dans leurs communautés pour réduire sensiblement le phénomène.
Les représentants du pouvoir central ont salué l’initiative de la CNDH et de son partenaire qui vient renforcer les connaissances des leaders communautaires et religieux sur la thématique. Ils ont souligné la nécessité de tout mettre en œuvre pour donner les mêmes chances aux filles qu’aux garçons afin d’aider celles-ci à exploiter leurs potentiels. Les autorités locales ont invité les acteurs présents à restituer les acquis de la sensibilisation aux populations de retour chez eux.
Les participants ont reconnu la nécessité d’agir pour diminuer les VBG et ont promis d’accompagner la CNDH dans cette lutte pour le renforcement de la cohésion sociale dans le pays.
ATOP/MEK/KYA






