
Bassar, 23 fév. (ATOP) – Le peuple Lamba vivant dans la préfecture de Bassar a célébré la 3e édition de sa fête traditionnelle « Rati-Kotre », encore appelée fête du fonio, le samedi 22 février à Kidjoman, à 17km au Nord-ouest de Kabou dans la commune Bassar 2.
Cette édition est placée sous le thème : « La tolérance et le vivre ensemble, des facteurs de cohésion sociale ». Elle a rassemblé les fils et filles Lamba installés dans plusieurs villages de la préfecture. L’objectif est de leur permettre de se retrouver pour raffermir les liens de cohésion, d’amitié, de fraternité de solidarité et du vivre ensemble.
« Rati-Kotre » signifie littéralement, « La coutume de chez nous ». Elle sert de cadre d’échange entre les natifs de la communauté sur les questions relatives au développement de leurs milieux respectifs. C’est aussi une opportunité pour la communauté Lamba d’affirmer son identité culturelle et revaloriser la culture ancestrale du fonio. Cette céréale est consommée depuis des siècles par les aïeuls et appréciée pour ses valeurs nutritives et thérapeutiques. « Rati-Kotre ».
Au cours de la célébration, le public a suivi l’historique de la culture du fonio, du processus du labour des champs à la consommation, en passant par le semi du grain de fonio et l’entretien jusqu’à la récolte. La présentation du fonio frais, la dégustation de divers mets faits à base de ce produit agricole ont également marqué les festivités. L’ambiance est entretenue par divers groupes folkloriques et artistes de la chanson issus de la communauté.
Le vice-président du comité d’organisation de la fête, Hotama Wamandelian a indiqué que le fonio est une céréale très recherchée et prisée au plan national pour ses composantes nutritionnelles et sa facilité digestive. Il a fait savoir que « Rati-Kotre » est un canal pour sensibiliser la population sur les vertus du fonio. « Le fonio est promu par le gouvernement comme culture bio. Malheureusement, cette céréale, depuis quelques années, est en voie de disparition dans nos contrées parce qu’elle n’est plus véritablement cultivée et adoptée par la jeunesse. En célébrant le fonio aujourd’hui, c’est pour faire prendre conscience à la jeunesse de la richesse que l’on perdrait définitivement si la culture du fonio venait à disparaître », a indiqué M. Hotama. Il a rendu hommage au chef de l’Etat et à son gouvernement pour la paix et la sécurité dans le pays qui ont permis la réussite de cette célébration.
Le représentant du chef canton de Bangeli, Timbaye N’gala, le régent du canton de Kabou, Gbati Kissampu Lakali, et le chef du village de Kidjoman et le porte-parole de la communauté Lamba à Bassar, El-hadj Kpaye Komna Amir se sont réjouis de la réussite de cet évènement. Ils ont souligné l’importance du thème retenu pour cette célébration et appelé les uns et les autres à plus d’union et de fraternité.
La célébration s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles, religieuses, militaires parmi lesquelles le maire de la commune Bassar 3, Tchapo Kondi.
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