
Pagouda, 14 mars (ATOP) – Des autorités locales et des leaders communautaires des cantons de Pagouda, Kemerida et de Solla ont pris part, du 12 au 14 mars, à un atelier de formation sur les concepts de « sensibilité aux conflits, paix et cohésion sociale ».
L’activité est organisée par l’Association espoir pour demain (AED Lidaw) en partenariat avec Plan international (PI) Togo et avec l’appui de la fondation « PATRIP », à travers Plan international Allemagne. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Stabilisation transfrontalière Bénin-Togo axée sur les infrastructures, la cohésion sociale et l’entrepreneuriat des jeunes, sensibles au genre et inclusif ».
L’objectif est d’accroître le niveau de compréhension de ces acteurs sur les notions de la sensibilité aux conflits, la cohésion sociale et la paix, pour un meilleur engagement citoyen, dans un contexte fragile caractérisé par l’expansion des crises sécuritaires et humanitaires.
Les travaux ont porté, entre autres, sur la définition des concepts de paix, de cohésion sociale et de sensibilité aux conflits, les typologies, les techniques et les mesures prises par le gouvernement pour la PLVE ; le rôle des OBD, ainsi que les techniques et modes alternatifs de gestion non violente des conflits. Ces modules ont permis aux participants d’analyser les facteurs et les acteurs des conflits ; les causes et conséquences, puis de réaliser comment agir pour maintenir la paix et la cohésion sociale.
Le préfet de la Binah, Ataba Abalonorou s’est réjoui du choix porté sur sa préfecture pour abriter ce projet capital face aux enjeux sécuritaires et humanitaires dans la sous-région. Il a relevé que cette initiative vient renforcer les actions du gouvernement togolais en matière de promotion de la paix et de la sécurité, qui sont des piliers du développement du Pays.
Le directeur exécutif de « AED Lidaw », Alou Dandaba Badoma a expliqué que ce projet ambitionne de stabiliser les régions Nord-est du Togo et Nord-ouest du Bénin en renforçant la cohésion sociale et la résilience des populations locales, en particulier des jeunes affectés par le débordement de la crise sahélienne. « Ces deux régions font face à des défis sécuritaires et humanitaires croissants dus à l’instabilité régionale. Ce projet se veut une réponse face à l’urgence. Ceci par le biais de la sensibilisation et de la formation des communautés sur la paix, la cohésion sociale et l’égalité des sexes », a-t-il ajouté.
Le coordinateur du projet, Saidou Franck a encouragé les parties prenantes à promouvoir dans leurs localités respectives, les valeurs de paix, de vivre ensemble, du dialogue social et de la solidarité, afin de bâtir des communautés plus fortes et résilientes.
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