
Lomé, 12 mai (ATOP) – L’association Jeunesse compétente pour le développement des talents et l’éducation des jeunes (JCDTE) a organisé, le samedi 10 mai à Lomé, la 7ème édition du « Grand débat de l’année (GDA) », un évènement annuel de discussions contradictoire sur un phénomène social. Le sujet de cette année a porté sur « L’entrepreneuriat : une opportunité de réussite pour les jeunes ou un piège ? ».
L’objectif visé cette année est d’informer et de conscientiser les jeunes sur l’entrepreneuriat afin de les amener à voir loin, à anticiper ou à bien réfléchir avant de s’engager dans la vie.
Cette activité, à la fois sociale et culturelle, dirigée par Dahin Thierry, se veut un cadre de promotion de l’excellence dans le secteur de l’éducation. Elle a mis aux prises deux groupes de jeunes défendant deux idées contradictoires du sujet retenu. La parole a été également donné au public. A l’issue du débat, un groupe de personnes ressources identifiées par le comité d’organisation a fait la synthèse pour situer chacun sur ce qui devrait être.
La thèse porte sur les opportunités qu’offre le Centre de formalités des entreprises (CFE), l’Office togolais des recettes (OTR), le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAEIJ) et l’accessibilité des banques auprès des jeunes au Togo, l’insouciance des jeunes etc. L’antithèse dit que l’OTR est à la source de la fermeture de bon nombre d’entreprises, que les banques sont exigeantes dans le prêt qu’elles font aux jeunes en demandant des titres fonciers des maisons, alors que le jeune vient de commencer à entreprendre.
Les deux groupes soutiennent que l’entrepreneuriat est une opportunité pour les jeunes en ce qu’elle constitue une chance, une occasion d’entreprendre pour ces derniers, mais les jeunes qui veulent embrasser le secteur doivent s’informer et apprendre pour ne pas être surpris. Ils proposent que les jeunes soient suivis pour présenter un projet bancable et viable.
Selon Mme Myriam Dossou-d’Almeida, une participante, l’entrepreneuriat est une opportunité mais un piège pour les opportunistes. Pour réussir, dit-elle, le jeune doit s’engager et se donner encore des capacités, cultiver des valeurs d’intégrité, la rigueur, la discipline. « Se questionner est l’élément central dans tout ce processus. Le jeune entrepreneur a besoin d’informations et doit aller à l’information pour ne pas découvrir deux ou trois ans après qu’il est tombé dans un piège », a-t-elle souligné. Le piège, poursuit-elle c’est lorsqu’ on s’improvise entrepreneur parce qu’on a vu son voisin faire. « Oui, l’entrepreneuriat comporte beaucoup de pièges, mais ces pièges ne doivent pas nous empêcher d’entreprendre », a-t-elle conclu.
Les membres du jury ont fait savoir que pour entreprendre, il faut être formé et s’informer, parce que l’Etat ne mettra pas tout à la disposition des jeunes, si ce n’est les cadres institutionnels pour mieux comprendre, s’organiser et pouvoir entreprendre. « Si nous manquons de faire le marketing nous allons échouer. La bonne gestion financière est importante. La méconnaissance des démarches administratives fait également échouer », ont-ils indiqué. Les membres du jury ont affirmé que pour qu’un entrepreneuriat soit un succès, il faut l’intégrer dans l’éducation formelle et sensibiliser dès le jeune âge et qu’il y ait un peu de souplesse dans les démarches administratives.
La 7ème édition s’est déroulée en présence du révérend père, Attivi Samuel, fondateur de la JCTDE et du président de l’association JCTDE, Eboahun Kokou Raphaël. ATOP/AR/BV






