
Sotouboua, 28 mai (ATOP) – Un atelier de renforcement du rôle des chefs traditionnels des préfectures de Sotouboua et de Blitta dans la promotion de la cohésion sociale, de la prévention de l’extrémisme violent et de la gestion pacifique de la transhumance s’est tenu le mardi 27 mai à Sotouboua.
C’est une initiative du ministère en charge de l’Administration territoriale et de la chefferie coutumière, avec l’appui technique et financier de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’activité s’inscrit dans le cadre de la phase 2 du « Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo ».
Cet atelier a permis de renforcer les capacités et le rôle des chefs traditionnels dans la promotion de la cohésion sociale, de la prévention de l’extrémisme violent et dans la gestion pacifique de la transhumance au Togo. Il s’est agi de leur fournir des outils pratiques pour encourager et renforcer le dialogue, le vivre ensemble et prévenir les conflits de tout genre.
Des chefs canton et village et des leaders communautaires des deux préfectures ont suivi deux communications sur la prévention de l’extrémisme et sur la gestion pacifique de la transhumance au Togo. Les orateurs ont éclairé l’assistance sur ce qu’est l’extrémisme violent, sa prévention, les facteurs favorisant sa propagation ainsi que ses conséquences dans le pays et les communautés. Ils ont aussi présenté les dispositifs règlementaires relatifs à la gestion de la transhumance et la responsabilité de chaque acteur dans la prévention ainsi que le processus de médiation pour une gestion non violente des conflits.
Des recommandations visant le renforcement des capacités des chefs à jouer pleinement leur rôle dans ces domaines stratégiques et sensibles et sur la redynamisation des comités de gestion de la transhumance dans toutes les communautés ont été faites.
Le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi, qui avait à ses côtés son collègue de Blitta, Batossa Boukari, a rappelé aux chefs qu’ils sont un maillon essentiel de la cohésion sociale, de la prévention de l’extrémisme violent et des processus de médiation dans le pays. Il les a conviés à s’approprier et maîtriser les lois et réglementations en vigueur pour une gestion pacifique des conflits liés à la transhumance.
Le directeur de la chefferie traditionnelle, Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle, Vondoly Kodjo a remercié les garants des us et coutumes pour leur mobilisation, signe d’un engagement commun pour bâtir un environnement de paix, de dialogue et de cohésion sociale au Togo. Il les a conviés à échanger et à partager les expériences pour mieux accompagner leurs communautés dans les enjeux cruciaux de résolution des conflits liés à la transhumance et à prévenir l’extrémisme violent sous toutes ses formes.
La représentante du chef de bureau de l’OIM au Togo, Mme Ankou Déborah a assisté aux travaux auxquels ont également pris part des maires des deux préfectures.
ATOP/BTP/MEK






