
Kpalimé, 4 juil. (ATOP) – Des professionnels de la santé du milieu pénitentiaire du Togo participent, les 3 et 4 juillet à Kpalimé, à un atelier de formation sur la prise en charge des troubles liés à l’usage de la drogue et du VIH.
La rencontre est initiée par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à travers le Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP). Elle bénéficie de l’appui technique de l’OMS et du soutien financier de l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à travers le fonds UBRAF ONUSIDA.
L’objectif est de former les professionnels de la santé du milieu pénitentiaire en matière de prévention et de prise en charge des troubles liés à la consommation de drogues et du VIH.
Les participants seront outillés sur deux grands outils, notamment ASSIST pour le dépistage des substances psychoactives, et l’indice de sévérité des addictions qui permet de mesurer le degré de dépendance d’une personne à une substance ou à un comportement. Ils suivront également depuis la Suisse, un webinaire sur la lutte contre l’abus de substances et le trafic illicite. Les participants vont également bénéficier des documents de référence en matière de prise en charge des troubles liés à l’usage des drogues et des normes internationales pour le traitement des troubles liés à la consommation de drogues.
La représentante du secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Mme Kombaté-Manka Naguemaï a souligné que selon l’ONUDC, près de 36 millions de personnes souffrent des troubles liés à la consommation de la drogue dans le monde. L’Afrique, a-t-elle ajouté, connait une augmentation préoccupante de l’usage de substances psychoactives exacerbée par des facteurs socioéconomiques et de lacune dans les systèmes de santé.
Le coordonnateur régional des programmes santé et drogues, au bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Anselme Siméon Sanou a relevé que le taux d’augmentation des consommateurs est de 28% ces dix dernières années. Par rapports aux troubles liés à l’usage de la drogue, Dr Sanou a estimé l’augmentation à 13%, précisant que le cannabis reste la drogue la plus consommée. Il a précisé qu’aujourd’hui, il y a de plus en plus de femmes qui consomment la drogue. Le coordonnateur régional a déploré l’insuffisance de structures de prise en charge, soulignant qu’une femme sur 18 ait accès à une prise en charge alors que c’est 1/7 chez les hommes.
Le coordonnateur du PNAPP, Pr Balaka Abago a souligné que le nombre de personnes entrant pour le traitement pour cause de consommation de cannabis est estimé à trois pour 100.000 habitants en 2019. Il a précisé que la cocaïne reste la drogue stimulante illicite la plus consommée pour laquelle des personnes suivent un traitement en Afrique de l’Ouest.
L’administrateur du Programme des Maladies Non Transmissibles au Bureau OMS Togo, Dr Komivi Mawusi Aho a exhorté les participants à s’approprier le document des normes internationales pour le traitement des troubles liés à la consommation de drogues. ATOP/AYH/DHK






