
Lomé, 02 oct. (ATOP) – Le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou a ouvert, le vendredi 2 octobre à Lomé, les travaux du séminaire parlementaire consacré à l’appropriation et à l’adaptation du corpus législatif relatif à la lutte contre la pollution plastique.
Ce séminaire est porté par le parlement togolais en partenariat avec l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il s’inscrit dans le cadre du programme de coopération OIF-APF et vise à doter les décideurs politiques d’outils juridiques pragmatiques pour faire face à la prolifération des déchets plastiques, tout en accompagnant la transition du Togo vers une économie circulaire durable.
Pendant deux jours, les participants plancheront sur l’harmonisation du cadre juridique togolais avec les instruments internationaux, afin de formuler des propositions législatives concrètes au bénéfice des populations.
Le président de l’Assemblée nationale a dépeint la pollution plastique comme un « envahisseur silencieux » qui menace l’environnement, la santé publique et les activités économiques. Il a rappelé la vision du Président du Conseil et les avancées législatives réalisées par le Togo notamment la loi-cadre du 30 mai 2008 sur l’environnement, le décret du 5 janvier 2011 encadrant l’usage des sachets non biodégradables, ainsi que la ratification récente du traité BBNJ dédié à la protection de la haute mer.
« Une nation qui maîtrise la problématique des déchets peut maîtriser pleinement son territoire. Notre méthode durant ces deux jours sera claire : écouter, confronter et rédiger. Il s’agit de transformer la réflexion en réformes concrètes pour que nos villes respirent, nos terres produisent et nos eaux demeurent vivantes », a déclaré le président Klassou. Il invite tous les acteurs à faire de la gestion des déchets un levier de création d’emplois verts pour la jeunesse.
Le représentant de la Représentante régionale de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest, M. Bakary Junior Bamba a indiqué que selon les données du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), avec plus de 500 millions de tonnes de plastique consommées à l’échelle mondiale pour la seule année 2024, la quantité de déchets risque de tripler d’ici à 2060 sans une action coordonnée. Il a réaffirmé l’engagement de l’OIF et de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) à soutenir les Etats membres dans l’élaboration de textes adaptés à leurs réalités nationales. « La qualité d’une loi ne se mesure pas seulement à la pertinence de ses dispositions, mais à sa capacité à être comprise, appliquée et à produire des changements réels dans la vie quotidienne des populations », a-t-il dit.
La secrétaire générale parlementaire de l’APF, Mme Amélia Lakrafi, intervenant par visioconférence, a présenté les grands axes du corpus législatif adopté par l’APF en juillet dernier à Yaoundé. Ses axes dit-elle, s’articulant autour d’outils opérationnels précis, entre autres, l’interdiction ciblée des plastiques à usage unique ; la mise en œuvre de la responsabilité élargie des producteurs (REP) ; l’instauration d’une fiscalité écologique dédiée et l’incitation à la commande publique durable. Mme Lakrafi a souligné que la gestion des déchets est un enjeu éminemment local nécessitant une synergie constante entre parlementaires, élus municipaux et acteurs du terrain.
Le Corpus législatif de la Francophonie est une compilation de ressources technico-juridiques, de modèles de lois, de bonnes pratiques et de fiches pays, mis à la disposition des parlementaires pour les aider à écrire une loi dans leur propre pays.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de représentants d’institutions internationales, de maires, d’experts ainsi que de responsables d’organisations de la société civile.
ATOP/SED/BA/KYA






