
Afagnan, 19 juil. (ATOP) – Des femmes et jeunes filles de Tontame, Gninoumé, Alidjékopé, Aklikontiwomé et Sagapémé, dans la commune de Bas-Mono1 ont été édifiées du 13 au 16 juillet sur leur droit de participation dans les sphères décisionnelles, lors d’une campagne de sensibilisation.
Axée sous le thème « Renforcement du leadership des femmes pour une participation dans les sphères décisionnelles », cette activité est un micro – projet du projet de Promotion et protection des droits et égalités de genres au Togo (PPDE). Il est techniquement et financièrement soutenu par l’Union européenne à travers Care Benin- Togo et exécuté par l’ONG la Colombe dans les régions Maritime et de la Kara.
Le micro-projet est porté Mme Edoh Gali Eméfa Innocente, journaliste et aspirante de PPDE. L’objectif est de contribuer à promouvoir la participation active des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux notamment politique, économique, social, communautaire, en vue d’une gouvernance plus inclusive, équitable et représentative au niveau local.
Cette campagne vise à sensibiliser au moins 500 femmes, hommes, leaders locaux et politiques de la commune Bas-Mono1 sur les droits des femmes et les obstacles socioculturels qui freinent leur participation à la vie politique.
Les populations ont été entretenues sur les notions de droit de la femme, du leadership féminin et les obstacles qui freinent l’évolution et la participation de la femme aux instances décisionnelles ainsi que des approches de solutions. A travers cette sensibilisation, l’organisatrice entend amener ses interlocutrices à prendre conscience de la problématique de la thématique en vue d’un changement de comportement.
Mme Edoh Gali a signifié que très peu de femmes participent à la vie sociopolitique du pays. Elle a cité en exemple l’actuelle législature : 21 femmes sur 113 députés soit 18,6%. Dans la commune de Bas-Mono (zone d’exécution du micro-projet), poursuit-elle, on dénombre seulement 2 femmes parmi 15 conseillers municipaux. Selon elle, cette situation est due aux pesanteurs socio-culturelles, au manque de leadership des femmes, à la non-maitrise des lois, au manque de moyen, à la non-confiance en soi et à l’analphabétisme. Pour elle, cette représentativité des femmes dans les instances de prise de décision constitue une entrave au respect de leurs droits et libertés ainsi qu’à leur plein épanouissement.
L’oratrice a exhorté ses consœurs à participer aux réunions, à se regrouper en association, à avoir l’estime de soi, à cultiver le leadership féminin et à chercher à occuper des postes de prise de décision dans leur communauté, notamment dans les comités de développement à la base, puis être des candidates aux élections municipales ou législatives. Elle a convié les jeunes filles à aller à l’école et à se maintenir dans le cursus. ATOP/DK/BV






