
Kara, 21 juil. (ATOP) – Pour surmonter la peur dans l’arène de lutte, il est crucial de développer certains comportements et attitudes avant et pendant les empoignades. Dans une interview accordée à l’Agence togolaise de presse (ATOP), l’encadreur de lutte, Lemou Essowouna révèle quelques stratégies.
La préparation physique et la maîtrise des techniques
Selon M. Lemou, pour vaincre la peur sur les aires de lutte, la préparation physique qui implique un entraînement intensif est très importante. « S’entrainer régulièrement permet de développer sa technique, sa force, son endurance et sa capacité à résister aux assauts incessants de l’adversaire. Plus on est préparé physiquement, plus on se sent confiant et moins on a peur de se faire terrasser », avoue-t-il.
L’encadreur souligne qu’une bonne connaissance des techniques de lutte, des prises, des défenses et des esquives permet de se sentir plus en contrôle et de réagir efficacement face à un adversaire. Pour lui, la confiance en ses compétences techniques est un facteur clé pour réduire la peur. M. Lemou insiste aussi sur l’adaptation. « Travailler sa garde (position des bras et du corps pour se protéger et attaquer) permet de se sentir plus en sécurité et de mieux anticiper les mouvements de l’adversaire », confie-t-il.
La préparation mentale
D’après l’intervenant, imaginer des situations de combat et visualiser des techniques réussies peut aider à se préparer mentalement et à réduire l’anxiété. Il a mis l’accent sur la gestion du stress. « Apprendre des techniques de relaxation et de respiration peut aider à gérer le stress et l’anxiété avant et pendant les empoignades. La respiration profonde peut aider à calmer le rythme cardiaque et à retrouver son calme », recommande-t-il. La confiance en soi est un facteur qui a été également relevé par M. Lemou.
« Développer une attitude positive et croire en ses capacités est essentiel. La confiance en soi se construit avec l’expérience et l’entrainement. Il est important de se concentrer sur ses forces et ses réussites passées », conseille-t-il. L’encadreur s’est aussi attardé sur l’acception de la peur qui doit amener tout lutteur à la reconnaître. « Reconnaître que la peur est une réaction naturelle face à une situation stressante permet de mieux la gérer. Il ne faut pas chercher à la supprimer totalement, mais plutôt à l’accepter et à l’utiliser à son avantage », suggère-t-il. Pour dompter la peur, M. Lemou n’a pas passé sous silence l’importance de la conversation positive. Pour lui, remplacer les pensées négatives par des pensées positives peut aider à maintenir une attitude optimiste et à réduire l’anxiété. Pour lui, la répétition des phrases comme « Je suis capable », « Je peux le faire » peut-être utile.
L’importance de l’entourage
M. Lemou a dit qu’avoir le soutien de ses encadreurs, de ses partenaires d’entraînement et de ses proches peut être d’un grand secours pour surmonter la peur. « Le soutien moral peut aider à se sentir plus confiant et moins seul face à ses appréhensions », ajoute-t-il.
L’encadreur conclut qu’en combinant un entraînement physique rigoureux avec une préparation mentale solide et en bénéficiant du soutien de son entourage, il est possible à un Evalou (singulier de Evala) de dominer la peur dans l’arène de lutte et de se concentrer sur la performance.
ATOP/MEK/BV






