
Niamtougou, 28 août (ATOP) – Un atelier de cadrage sur le projet de création et d’opérationnalisation d’un cadre de coordination multisectoriel et de mobilisation communautaire pour lutter contre les Violences basées sur le genre (VBG) s’est tenu le vendredi 28 août à Niamtougou.
L’initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des activités du Plan de développement communal (PDC) de Doufelgou 1. Ce projet se déroule sur trois mois (août en octobre) et bénéficie de l’appui financier la coopération allemande à travers la troisième phase du Programme Santé (ProSanté III) mise en œuvre par la GIZ.

Le but est de renforcer, de manière coordonnée et participative, les interventions dans les domaines du genre, de la lutte contre les VBG, de la santé sexuelle et reproductive, de la nutrition et de la santé communautaire. Il s’agit de rendre opérationnel un cadre de coordination multisectoriel réunissant les acteurs institutionnels, les organisations de la société civile et les leaders communautaires. Le dispositif prévoit des rencontres trimestrielles, la formation des leaders communautaires sur la prévention des VBG et les droits sexuels et reproductifs. Il concerne aussi la nutrition et la santé communautaire, ainsi que des actions de sensibilisation sur les normes culturelles néfastes afin de favoriser un changement durable des comportements.
Des activités, entre autres, des campagnes de sensibilisation communautaire, des causeries éducatives, des débats publics et des sessions de renforcement de capacités sont prévues dans le programme. Des messages de prévention seront également diffusés à travers les radios locales, le théâtre-forum, l’affichage et les médias sociaux.
La rencontre a permis aux parties prenantes de mieux appréhender le contexte et les enjeux du projet, mettant l’accent sur la nécessité d’une synergie d’action entre les secteurs de la santé, de la justice, des affaires sociales et de la sécurité. L’implication des communautés à la base devra également contribuer à déconstruire les tabous et à instaurer un environnement protecteur.
Le maire de la commune, Massoka Barima, a relevé la persistance des VBG, des mariages précoces, des grossesses non désirées et de certaines normes socioculturelles néfastes, qui affectent particulièrement les femmes, les adolescentes et les groupes vulnérables. Selon lui, le projet entend contribuer à remédier au manque de synergie entre les différents intervenants sur le terrain.
M. Massoka a exhorté les chefs traditionnels et les autorités locales à veiller au respect des futures dispositions, tout en appelant à un encadrement accru de la jeunesse. Il a également invité le conseil municipal à envisager des dispositions réglementaires visant à mieux protéger les jeunes et à promouvoir un cadre social sain.
La rencontre a réuni des chefs traditionnels, des membres des comités cantonaux et villageois de développement (CCD et CVD), des représentants des confessions religieuses, des organisations de la société civile ainsi que des syndicats des corps de métiers.
ATOP/SG/TAL/DHK






