
Kara, 22 juil. (ATOP) – Le projet de « Lutte contre les mouvements anti-droits et de promotion des droits de l’homme dans la préfecture de la Kozah » a été lancé, le lundi 21 juillet à Awandjélo, dans la commune Kozah 3.
Ce lancement a été couplé d’une session de formation de 25 leaders communautaires sur les droits humains, les Violences basées sur le genre (VGB) et les techniques de guérison collective.
Le projet porté par l’ONG « Action pour la promotion et le développement intégral de la femme et de l’enfant (A.PRO.D.I.F.E) » a bénéficié du soutien technique et financier du Fonds de développement des femmes africaines (AWDF). Il sera exécuté sur une période de 16 mois (juin 2025 à juillet 2026) en ciblant plusieurs défis majeurs notamment la prévention des VGB, l’engagement des hommes et garçons en tant qu’alliés dans la lutte contre les VGB, ainsi que la résilience et l’autonomie économique des femmes victimes de violences.
L’objectif du projet est de contribuer au renforcement des capacités des communautés de la Kozah à lutter contre les mouvements anti-droits et anti-genres, en promouvant l’égalité de genre, les droits humains et la guérison collective des victimes de VGB.
Les participants à la session ont été instruits sur une approche communautaire et intersectorielle en faveur de l’égalité de genre et de la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles. Ils ont été outillés sur les techniques de guérison collective, les notions clés du respect des droits humains, de la prévention des VGB, des mécanismes de dénonciation et sur les textes juridiques nationaux et internationaux de protection des droits humains. Ils ont été éclairés également sur les approches communautaires favorisant la résilience et la guérison collective.
Pour la directrice exécutive de l’ONG « A.PRO.D.I.F.E », Mme Tchamdja Amida, il est important de rappeler les notions de droits humains aux différents acteurs. Elle a souligné que généralement les VBG sont exercées par ignorance ou par conscience et parfois les femmes ou filles qui sont violentées s’abstiennent à s’ouvrir par crainte ou par peur et finissent par se détruire elles-mêmes.
« Il est impératif de véhiculer toujours des informations sur les notions de droits, d’égalité de genre et de VGB à l’endroit des couches sociales, d’accompagner les victimes de cette violence afin qu’elles puissent s’ouvrir d’elles-mêmes pour une reprise totale d’une vie meilleure et épanouie. Ceci permettra d’éradiquer progressivement ce fléau en amenant les fautifs à répondre de leurs actes », a-t-elle ajouté. Mme Tchamdja a exprimé sa gratitude à tous les acteurs et partenaires qui militent en faveur des femmes en matière de violences faites à leur égard.
Le chef du canton d’Awandjélo, Nabede Bidè et le secrétaire général de la commune Kozah 3, Magnango Mindèlè, ont rappelé que la notion de violence basée sur le genre interpelle tout le monde et chacun se doit de jouer sa partition pour une bonne harmonie entre des filles et fils du canton d’Awandjélo. Ils ont remercié les initiateurs de ce projet et exhorté les bénéficiaires à devenir des relais communautaires pour la prévention et la lutte contre ce fléau et à promouvoir une culture de paix et de respects des droits humains. ATOP/SG/TAL/DHK






