
Lomé, 23 juil. (ATOP) – Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec le Fonds des nations pour la population (UNFPA) renforce les connaissances des points focaux des cellules genres impliquées dans la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), les 23 et 24 juillet à Lomé.
Cette rencontre qui est organisée en partenariat avec le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, regroupe des points focaux des cellules genre des ministères, institutions et organisations de la société civile. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement des synergies entre les acteurs institutionnels et les organisations de la société civile engagées pour l’égalité du genre et la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG).
Le but est d’améliorer les connaissances des participants sur les défis liés à la thématique du genre en ce qui concerne notamment les violences faites aux femmes et aux filles. Il s’agit, entre autres, d’amener ces acteurs à mieux planifier de manière concertée, l’édition 2025 des activités des 16 jours d’activisme, à identifier les messages clés en vue d’une meilleure organisation des activités de sensibilisation.
Le secrétaire général du ministère en charge de l’Action sociale, Stanislas Biléba a déclaré que les violences faites aux femmes et aux filles sont une réalité à travers le monde et constituent une violation grave des droits humains et une expression des inégalités sociales entre les hommes et les femmes. En 2024, a-t-il relevé, le Togo a enregistré 2425 cas de VGB sur l’ensemble du territoire national à travers les différents centres de prise en charge. « Ces données ne sont pas que des chiffres, mais le symbole des milliers d’âmes brisées, de vies ruinées et des familles dévastées », a-t-il souligné avant d’ajouter que face à un portrait aussi infligeant, « des efforts doivent être redoublés à tous les niveaux pour une lutte en synergie tout aussi efficace ».
La chargée de Team leader gouvernance au PNUD, Mme Houmey Epiphanie a indiqué que pour l’UNFPA et le PNUD, ce type d’initiative permet de traduire les engagements politiques en actions concrètes, coordonnées et mesurables. Mme Houmey relève que cette action contribue aussi à renforcer la redevabilité des institutions et à faire progresser les droits des femmes et des filles dans tous les secteurs de la vie publique et privée. Pour Mme Houmey la lutte contre les VBG ne peut être efficace que si elle repose sur une approche multisectorielle, inclusive et ancrée dans les réalités locales.
ATOP/KYA/DHK






