
Sokodé, 25 juil. (ATOP) – Un atelier de lancement de la formulation du « Projet de renforcement de la résilience des écosystèmes naturels, des agroécosystèmes et des communautés face aux changements climatiques dans la région Centrale au Togo » a réuni, le vendredi 25 juillet à Sokodé, les acteurs impliqués.
Cet atelier est organisé par le ministère de l’Environnement et des ressources forestières en collaboration avec le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). Il entre dans le cadre de la mise en œuvre de la 8è phase du Fonds pour l’environnement mondial (FEM-8).
Il est question d’informer les différents acteurs intervenant dans la région Centrale sur les objectifs du projet et d’assurer leur appropriation en vue de faciliter la collecte d’informations et de données devant alimenter les documents qui seront préparés par l’équipe de consultants.
La séance a été marquée par les présentations du contenu du projet et du document préliminaire d’évaluation environnementale et social, suivies d’échanges pour leur enrichissement. Les participants ont été renseignés sur toutes les initiatives dans la région avec lesquelles le projet pourra établir des synergies d’actions et les besoins des consultants en termes de données et d’informations à collecter sur le terrain.
L’élaboration du document proprement dit va débuter dans les prochains jours et sera finalisée au plus tard en décembre. Il est prévu le lancement officiel du projet en janvier pour une durée de 5 ans.
Le ministre en charge de l’Environnement, Foli-Bazi Katari a souligné que ce projet vise à apporter un soulagement significatif aux populations de la région, particulièrement celles des zones rurales qui tirent l’essentiel de leurs revenus de l’agriculture familiale. Pour lui, il est impératif d’entreprendre, dès maintenant, des actions concrètes pour stopper et inverser la tendance de dégradation des terres. « Il s’agit de préserver et de restaurer nos écosystèmes terrestres et leurs ressources connexes, en évitant la dégradation de nouvelles terres et en mettant en place des mesures pertinentes pour réhabiliter celles qui sont déjà affectées. », a-t-il martelé. Le ministre a ajouté que pour y parvenir, « seule une vision consensuelle des actions à mener permettra d’atteindre les cibles de neutralité en matière de dégradation des terres que le Togo s’est volontairement fixées pour l’horizon 2030, en agissant sur les leviers connus de tous ». Il a exhorté tous les acteurs à s’impliquer activement pour que cet objectif soit atteint.
Le représentant de la représentante résidente du PNUD au Togo, Abiziou Tchinguilou a indiqué que le projet répond aux priorités nationales et contribue substantiellement à la mise en œuvre des axes 2 et 3 de la feuille gouvernementale 2020-2025, notamment les ambitions de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance et mettre le développement durable et l’anticipation des crises futures au cœur des priorités du pays. Il a rassuré tous les acteurs que le PNUD ne ménagera aucun effort pour la réussite de ce projet qui tient à cœur le gouvernement et les populations à la base.
La rencontre a connu la présence de la directrice des Ressources forestières, Sénatrice Atutonu Amah Lydia et du préfet de Tchamba, Issaka Laguebande représentant son collègue de Tchaoudjo. Etaient également présents, des autorités administratives, communales et traditionnelles, des représentants d’organisations paysannes et de la société civile intervenant dans le secteur de l’environnement.
ATOP/JAE/JK/MEK






