
Atakpamé, 30 juil. (ATOP) – Une cinquantaine de points focaux genre des ministères des régions du Togo et institutions de la République ainsi que des cadres techniciens en charge des projets, prennent part du 30 juillet au 02 août à Atakpamé à un atelier de renforcement des capacités sur le genre et l’adaptation au changement climatique.
Cet atelier est organisé par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans le cadre du projet « Renforcement des capacités nationales et régionales pour une gestion efficace des risques climatiques au Togo ». L’objectif est de renforcer les capacités techniques des points focaux genre nationaux et régionaux en matière de genre et d’adaptation au changement climatique suivant l’approche Formation des formateurs (FdF). Ces points focaux vont devenir à leur tour des relais de connaissances et d’actions à travers le pays.
La formation est assurée par deux experts de l’équipe Egalité, protection sociale et transformation rurale (ESP) de la FAO. Les travaux vont essentiellement porter sur des présentations, des discussions et échanges ainsi que des exercices pratiques et des restitutions en plénière. Il est aussi prévu une phase de terrain en milieu rural, l’analyse genre et la validation d’un document. A travers ces travaux les formateurs entendent amener les participants à s’approprier les fondamentaux liés au genre et aux changements climatiques. Ils vont les doter d’outils et d’approches d’intégration du genre dans l’analyse de la vulnérabilité, d’impact climatique afin de leur permettre de contribuer à la mise en œuvre, au suivi et au rapportage des projets et programmes climatiques sensibles au genre, et une planification de la budgétisation sensible au climat et au genre.
Le chargé de bureau à la FAO Togo, Dr Djiwa Oyétoundé a salué l’engagement des autorités nationales à faire de l’égalité de genre un levier essentiel pour renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique. Il a rappelé que le changement climatique affecte de manière différenciée les hommes et les femmes. « L’intégration du genre dans les réponses climatiques n’est pas un luxe, mais une nécessité pour garantir l’efficacité, l’équité et la durabilité des actions entreprises » a-t-il indiqué.
La directrice des Ressources forestières, Dr. Atutonu Amah Epse Kueviakoe a souligné que cet atelier marque une étape importante dans la dynamique de renforcement des capacités nationales en matière de la promotion du genre. « En misant sur l’approche de formation des formateurs, nous multiplions les effets positifs de cette initiative, car chaque participant ici présent est appelé à devenir un vecteur de changement au sein de son institution et de sa communauté », a-t-elle mentionné. Elle a exhorté les participants à faire preuve d’engagement et de rigueur durant les travaux, afin de tirer le meilleur profit de cette session.
ATOP/KKT/BV/KYA






