
Lomé, 13 août. (ATOP) – L’Assurance maladie universelle (AMU) au Togo intègre désormais les veuves, veufs et orphelins relevant du régime des pensions civiles et militaires, ainsi que les ayants droit notamment les conjoints, enfants supplémentaires, pères et mères des assurés principaux, selon un communiqué du gouvernement parvenu à l’Agence togolaise de presse (ATOP), le mercredi 13 août.
Par cette décision citoyenne, le gouvernement togolais démontre que la solidarité nationale ne s’arrête pas au statut administratif d’un individu. Elle embrasse une vision plus large notamment celle d’un État protecteur, soucieux de toutes les composantes de la cellule familiale au sens traditionnel du terme. L’AMU se positionne comme un instrument d’équité sociale et de justice sanitaire, garantissant que même les ayants droit de ceux qui ont servi la nation, civils comme militaires, ne soient pas laissés à la merci des coûts élevés et de l’accessibilité parfois difficile aux soins de santé.
En intégrant ces catégories vulnérables, le gouvernement répond à trois défis majeurs. Il s’agit de l’équité sociale, de la sécurité sanitaire et de la reconnaissance du service rendu à la nation. L’inclusion des ascendants directs, notamment les pères et mères des assurés principaux, traduit également une meilleure compréhension des réalités sociales togolaises, où les anciens, malgré l’âge, continuent de jouer un rôle central dans la cohésion familiale.
Des résultats obtenus
Un an après son lancement en janvier 2024, l’Assurance maladie universelle transforme le paysage sanitaire togolais. Portée par une vision inclusive, elle couvre déjà 2,4 millions de citoyens, des actifs aux retraités. Ces chiffres démontrent un pari réussi notamment faire de la santé un droit pour tous, et non un privilège. Ce principe de solidarité, au cœur du dispositif, continue de résonner avec force et se matérialise de jour en jour à travers une mesure aussi attendue que salutaire. Plus de 2,4 millions de personnes bénéficiaires jouissent déjà de la couverture offerte par l’AMU, incluant les consultations, la fourniture de médicaments, les hospitalisations ainsi que les soins maternels et infantiles.
Les campagnes foraines menées en 2024 ont permis de soigner gratuitement plus de 5.600 personnes à Kara, offrant consultations, dépistages et médicaments sans frais. Le pari de l’assurance maladie universelle est ambitieux, mais les résultats obtenus en un an montrent que la trajectoire est déjà bien engagée. Après avoir couvert les fonctionnaires, forces de sécurité, retraités, élèves et salariés du secteur privé formel, l’AMU vise à présent l’intégration progressive des travailleurs du secteur informel, des agriculteurs, des artisans et des personnes en situation de précarité.
En 2024, l’Institut national d’assurance maladie (INAM) a enregistré 26.025 nouveaux bénéficiaires, portant à 509.902 le nombre total de personnes couvertes par l’institution depuis sa création en 2011. Par contre, à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), environ 174.000 assurés ont déjà effectué les mises à jour nécessaires pour obtenir leur carte AMU.
La Rédaction






