
Kara, 15 août (ATOP) – Les patrons des organes de presses publique et privée de la région de la Kara, dont 50% de femmes et 50% d’hommes, ont été édifiés sur la culture de gestion des sociétés de presse, les 15 et 16 août à Kara.
Cette formation a été initiée par le ministère de la Communication, des Médias et de la Culture avec l’appui de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Elle intervient dans le cadre de la mise en œuvre du code de la presse et de la communication du 7 janvier 2020 qui, en son article 49, fait obligation aux médias de se constituer en sociétés de presse pour s’insérer dans la dynamique économique du pays et pour mieux se prendre en charge financièrement.
Le but de la rencontre est d’édifier les acteurs de médias sur les compétences managériale dans un monde en perpétuelle mutation, face aux défis de la transformation numérique, du financement et du respect de l’éthique journalistique.

Durant les travaux, les participants ont été éclairés sur entre autres modules, les sociétés de presse dans le contexte des sociétés commerciales et des groupements d’intérêt économique ; l’intégration du concept genre dans la rentabilité d’une entreprise de presse ; les stratégies de mobilisation de financements et de marketing stratégique. Ils ont également renforcé leurs capacités sur les enjeux de la commande publique et la réussite d’une soumission ; la gestion des ressources humaines ; la place des assurances et de l’immatriculation sociale ; la planification, le suivi-évaluation des projets ainsi que les partenariats économiques public-privé.
« Nous ne devons pas considérer cette exigence comme une contrainte, mais comme une opportunité stratégique », a souligné le directeur de Radio Kara, Komou Désiré coordonnateur du projet. Il a rappelé que l’article 49 du Code de la presse et de la communication du 7 janvier 2020 impose désormais aux médias de se constituer en sociétés de presse, conformément à l’Acte uniforme de l’OHADA.
Le secrétaire général du gouvernorat de la région de la Kara, Gountibote Gnigbangou, a salué l’initiative, soulignant qu’il est impératif de réinventer les modèles économiques des organes de presse à l’heure des bouleversements technologiques et des mutations dans les habitudes de communication
La secrétaire générale nationale de l’UNESCO, Dr. Akouété Ayaba Edwige, a félicité le ministère en charge de la Communication et des Médias pour son engagement constant à structurer le paysage médiatique et rappelé que la précarité et certaines influences persistent encore dans le domaine médiatique. Elle a invité les participants d’être actifs en exprimant leurs préoccupations et partageant leurs expériences.
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