
Kara, 26 sept. (ATOP) – Une rencontre de sensibilisation sur la lutte contre le trafic illicite des armes à feu et autres produits prohibés a mobilisé les acteurs des services de transport terrestre et membres des différents syndicats de ce secteur de la région Kara, le jeudi 25 septembre à Kara, pour la paix et de la sécurité.
La séance de sensibilisation est une initiative de la Commission nationale de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes et de petit calibre (CNLPAL). Elle entend impliquer les acteurs du secteur des transports à participer à la sécurité et à la paix au travers de la lutte contre le trafic des armes à feu.
Concrètement, il était question de sensibiliser ces acteurs du transport routier sur les mécanismes de trafic des armes à feu, les composants et Engins explosifs improvisés (EEI) pour les amener à dénoncer et à signaler les réseaux de trafic d’armes et autres produits prohibés. C’est aussi l’occasion de pouvoir créer une plateforme d’informations entre les acteurs de ce secteur et les structures compétentes chargées des questions sécuritaires.
Les échanges ont porté sur deux notions fondamentales, notamment sur « La sécurité routière : garant de la libre circulation des biens et des personnes ; et Le secteur des transports et le trafic des armes et autres produits prohibés ». A l’issue des discutions, des recommandations ont été formuées.
Le vice-président de la CNLPAL, Bouraï Inoussa a relevé que le Togo comme d’autres pays du monde est confronté à une forme de criminalité favorisée par le trafic d’armes qui aliment toute forme de violence via les agressions, braquages, vols à main armée, aussi bien dans les villes que dans les zones reculées. Souvent a-t-il fait remarquer, ces criminels empruntent des véhicules de transport terrestre pour des trafics illicites pour commettre leurs forfaits, justifiant ainsi la nécessité d’impliquer plus que jamais les conducteurs dans cette lutte permanente.
Le gouverneur de la région de la Kara, le général de brigade, Adjitowou Komlan a souligné que parler de la sécurité dans le secteur des transports, c’est évoquer le quotidien des concitoyens qui prennent la route chaque jour en qualité soit du conducteur ou de passager. Il a peint le tableau sombre des drames causés par des accidents de la circulation ou du transport des marchandises tel le trafic d’armes favorisant des actes de violence. Il a salué la démarche de la Commission qui permet à la cible de comprendre son rôle de premier plan dans cette lutte contre la circulation de ces instruments de violence.
ATOP/TAL/SG






