
Sokodé, 9 fév. (ATOP) – Les leaders de Tchaoudjo ont renouvelé leur engagement à l’élimination de l’excision dans la préfecture. C’était lors d’une conférence-débat marquant la célébration de la Journée internationale tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines (MGF), le samedi 7 février à Sokodé.
L’évènement est organisé par la Ligue togolaise des droits de la femme (LTDF) et le Comité inter africain sur les pratiques traditionnelles ayant effets sur la santé des femmes (CIAF/Togo). Il a reçu l’appui financier de l’ONG allemande Togoverein.
La conférence-débat est placée sous le thème de l’année « A l’horizon 2030 : pour mettre fin aux mutilations génitales féminines, un engagement et des investissements soutenus sont indispensables ». Elle a permis d’attirer l’attention de la population sur la prévalence de l’excision. Il s’est agi aussi d’amener les leaders à renouveler leur engagement pour éradiquer cette pratique qui constitue une violation des droits humains et une menace grave pour la santé des filles et des femmes.
Le thème souligne qu’un engagement durable des gouvernements, de la société civile, des communautés, des fondations philanthropiques et de la communauté internationale demeure la pierre angulaire de l’éradication de cette pratique dégradante et avilissante.
Conscientisés davantage sur les méfaits, les participants se sont engagés à prévenir désormais la survenue de cet acte interdit au Toge et à protéger les victimes.
Engagements et investissements pour éliminer cette pratique

Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Bawo Moukadassi a remercié le Président du Conseil, Faure Gnassingbé pour sa politique de promotion des droits de la femme. Il a salué ces échanges qui ont permis de trouver des stratégies novatrices afin de mettre un terme à l’excision.
La présidente nationale de CIAF/Togo, Mme Assibi Napoe a indiqué que les MGF existent toujours au Togo, précisant que la forme la plus courante dans le pays c’est l’excision. « Au total, 11% d’excisées dans Assoli, 27% dans Tchaoudjo et 14% dans Tchamba ont été enregistrés dans la Centrale en 2022 », a-t-elle signalé. La présidente a précisé que, dans la région Maritime, l’on note 2% de cas en moyenne. Elle a affirmé que l’objectif d’élimination de cette pratique en 2030 est atteignable en misant sur les engagements et les investissements. « Plus d’excisions au Togo pour la jouissance effective des droits de la femme et des filles, je m’engage », a-t-elle lancé.
La présidente du CIAF/Tchaoudjo, Mme Cissé Rabi a rappelé que les MGF violent les droits fondamentaux des filles et des femmes, mettent en danger leur santé, leur dignité et confisquent leur avenir. Elle appelle à agir ensemble pour mettre fin à ces agissements qui humilient la gente féminine.
La représentante de l’ONG Togoverein, Mme Aridja Franck a souligné que les mesures de sensibilisation des quatre années à venir seront déterminantes dans la lutte contre les MGF. Elle a convié les autorités traditionnelles et religieuses ainsi que les forces de défense et de sécurité à s’engager pour que collectivement l’excision puisse être éradiquée au Togo.
Commémorée chaque 6 février depuis 2012, la Journée internationale de tolérance zéro aux MGF vise à renforcer les efforts pour mettre fin à ces pratiques qui déshonorent les filles et les femmes.
ATOP/TAA/MEK/SED






