
Lomé, 3 avr. (ATOP) – Un panel a débattu sur le thème « Quelle est la politique d’industrialisation du Togo ? » le jeudi 2 avril à Lomé, lors de la première édition de la conférence « Risque Pays 2026 ».
Ce panel a permis aux experts de croiser les analyses sur les leviers à activer pour accélérer l’industrialisation du pays. Le rôle des infrastructures logistiques dans la dynamique industrielle a été abordé. Durant les échanges, les panélistes ont convergé sur la nécessité d’une approche intégrée combinant énergie, infrastructures, financement et innovation pour réussir la transformation industrielle du Togo.
La session a été animée par Dr Arthur Lilas Trimua, ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique, Dr Tchapo Singo, directeur général de l’Energie, Emir Sanoh, directeur Pays Neemba Togo et Barandao Débo-K’mba, directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET).
Le ministre Trimua, a détaillé la vision du gouvernement en matière de développement industriel. « Notre objectif est de promouvoir une industrialisation décentralisée, afin de répartir les opportunités sur l’ensemble du territoire. Cela passe notamment par la création de parcs industriels dédiés aux PME et PMI, pour stimuler la production locale et créer des emplois », a-t-il mentionné. Selon lui, cette stratégie vise à « accélérer la transformation de l’économie togolaise en s’appuyant sur un tissu industriel dynamique et inclusif ».

Le directeur général de l’Energie a insisté sur la nécessité d’une planification rigoureuse du secteur énergétique pour soutenir l’industrialisation. « Il ne peut y avoir d’industrialisation sans une énergie fiable, accessible et compétitive. Nous travaillons sur une planification stratégique visant à augmenter significativement les capacités énergétiques nationales. Il est urgent d’investir dans les énergies renouvelables ou du gaz naturel, pour soutenir la production », a expliqué Dr Singo.
Le directeur pays de Neemba Togo a mis l’accent sur l’importance des équipements industriels et de l’innovation technologique. « L’industrialisation passe aussi par la modernisation des outils de production. Il est essentiel de faciliter l’accès aux machines et aux technologies de pointe afin d’accroître la productivité et la compétitivité des entreprises locales », a indiqué M. Sanoh.
Pour sa part, le directeur général de la CEET, a fait savoir que la stabilité du réseau électrique est une condition indispensable pour développer les industries. « Nous travaillons à améliorer la qualité de service et à accompagner les besoins croissants du tissu industriel », a-t-il affirmé.
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