
Lomé, 2 juil. (ATOP) – Les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du plan d’Organisation de la réponse de la sécurité civile en cas de catastrophes au Togo (ORSEC) ont tenu une réunion de coordination, le jeudi 2 juillet à Lomé.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan ORSEC déclenché le 29 juin 2026. Le plan est mis en œuvre sous la coordination de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC), pilotée par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC). La réunion avait pour objectifs de faire le point de la situation, de présenter les actions déjà entreprises, d’examiner les défis opérationnels rencontrés sur le terrain et de renforcer la coordination entre les différents acteurs afin d’améliorer l’efficacité des interventions en faveur des populations sinistrées.
Situation des événements du 29 juin au 1er juillet 2026

Le commissaire principal Simboou Aklesso a indiqué que les fortes pluies enregistrées depuis le 29 juin ont causé d’importants dégâts matériels et humains. Le bilan provisoire fait état de quatre décès enregistrés à Lomé et à l’intérieur du pays. Les 13 communes du District autonome du Grand Lomé (DAGL) ainsi que les préfectures de Vo, des Lacs, du Bas-Mono et de Yoto ont été fortement impactées, avec des pertes en vies humaines, d’importants dégâts matériels, des perturbations sur certains axes routiers, des chutes d’arbres et le débordement de quelques bassins.
Analyse et anticipation
Le commissaire principal a précisé que les prévisions météorologiques annoncent encore des pluies localisées et des orages dans plusieurs régions du pays. Les stations hydrologiques de Kpédji, Togblé et Akodesséwa ont franchi le seuil d’alerte, laissant craindre une aggravation de la situation.
Selon le point présenté, les principaux risques demeurent l’augmentation du niveau des eaux dans les bassins et les dépressions, le débordement des cours d’eau, les chutes d’arbres, les perturbations de la circulation, la fragilisation des infrastructures routières et des ouvrages d’assainissement. Les cas d’effondrement d’habitations précaires, des noyades, des pertes de cultures et de bétail, ainsi que la recrudescence des maladies hydriques ont été aussi évoqués.
Objectifs de la réponse
Les acteurs de la plateforme Réduction des risques de catastrophes (RRC) se sont engagés à protéger les populations, leurs biens et l’environnement à travers les actions suivantes : assurer le secours, le sauvetage et la mise en sécurité des personnes, réaliser le pompage des eaux des bassins et l’évacuation des eaux dans les ménages. Il s’agira aussi de sécuriser les axes routiers, les ouvrages de franchissement et d’assainissement, mettre en œuvre la communication de crise et la sensibilisation des populations, faire l’évaluation humanitaire rapide des dégâts, assister les familles éplorées et les autres victimes, et assurer une veille hydrométéorologique.
Mesures prises du 29 juin au 1er juillet 2026

Face à cette situation, plusieurs actions ont été entreprises depuis l’activation du Plan ORSEC. Il s’agit notamment de l’activation du Centre national des opérations d’urgence (CNOU), du déploiement des équipes sur le terrain, de la diffusion d’alertes à travers les médias et les plateformes numériques, l’évaluation des dégâts ; le traitement des appels d’urgence et de la coordination des interventions avec les différents ministères, les collectivités territoriales et les partenaires.
Les sapeurs-pompiers, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), le ministère de la Santé, le ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, les forces de sécurité et les autres structures concernées poursuivent les opérations de pompage des eaux, de dégagement des voies, de nettoyage, de sécurisation des sites à risque, de surveillance sanitaire et de régulation de la circulation dans les zones affectées.
Ce 2 juillet, les équipes ont également procédé à l’inspection des ponts de Boko et d’Anfoin ainsi que de la dépression de Dzrékpo afin d’évaluer les dégâts sur la RN34 et d’engager les mesures nécessaires au rétablissement de la circulation. Les opérations de pompage se poursuivent notamment à Awatamé, Tokoin-Tamé, Togo 2000 et Sanguéra.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, colonel Calixte Batossie Madjoulba, a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs engagés dans la réponse aux inondations. Il a présenté les condoléances du gouvernement aux familles endeuillées et exprimé sa compassion aux personnes sinistrées. Le ministre a rappelé que chaque acteur, institutionnel comme communautaire, a un rôle à jouer dans la gestion de cette crise. Il a félicité les communes, les associations et les organisations ayant apporté assistance aux sinistrés, tout en invitant les populations à adopter des comportements responsables, notamment en s’abstenant de jeter les ordures dans les caniveaux afin de faciliter l’écoulement des eaux.
Le ministre de la Sécurité a également appelé à maintenir la vigilance, à poursuivre les opérations de drainage et à privilégier les informations officielles diffusées par les autorités. Le ministre Madjoulba a aussi indiqué que des points de presse sont organisés quotidiennement à 10 heures et à 16 heures et a invité les journalistes à y prendre part.
La rencontre a connu la présence du ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja-Sinandja, du ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé du Développement local, Joseph Koamy Gbloèkpo Gomado, d’autres membres du gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers.
ATOP/MD/MG/KYA






