
Marie GOMEZ
A l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 14 septembre au Togo, les articles scolaires commencent à occuper une place de choix dans les marchés de Lomé. Cahiers, paquets de feuilles, stylos, crayons et autres fournitures sont soigneusement disposés sur les étalages. Les couleurs attirent le regard, les vendeurs interpellent les passants et quelques parents prennent le temps de comparer les prix. Mais derrière cette animation, les commerçants restent encore sur leur faim.
Au Gand marché de Lomé, ce jeudi 3 septembre, les étalages sont bien garnis. Les fournitures scolaires sont visibles à chaque coin. Des visiteurs s’arrêtent, demandent les prix, examinent la qualité des produits puis poursuivent parfois leur chemin sans acheter.
Chez Momo, le constat est clair. Les clients commencent à s’intéresser aux articles scolaires, mais les ventes ne sont pas encore au niveau espéré. Même son de cloche chez Zénab. Pour ces revendeurs, il faudra encore patienter avant de voir véritablement l’affluence.

« Les gens viennent, ils regardent et demandent les prix. Mais pour le moment, les achats ne sont pas encore importants. Nous attendons surtout la semaine prochaine », explique en substance Zénab.
Pourtant, cette année, une bonne nouvelle semble se dégager : les prix sont jugés plus abordables que l’année dernière. Le paquet de cahiers observé sur les étalages se négocie entre 900 et 1 500 francs CFA, selon la qualité et le contenu. Une situation plutôt favorable aux parents, surtout en comparaison avec l’année dernière où certains paquets pouvaient atteindre 2 500 francs CFA.
Chez Carlos, grossiste, l’activité est également calme. Son espace est bien approvisionné et les produits sont prêts à partir. Mais là encore, les acheteurs se font encore attendre. « Nous avons les marchandises. Il faut maintenant que les clients arrivent », laisse-t-il entendre.
Les commerçants ne semblent toutefois pas inquiets. A onze jours de la rentrée, ils misent sur les derniers préparatifs des familles. Selon eux, c’est surtout à partir de la semaine prochaine que les parents devraient commencer à acheter en quantité.
Entre étalages colorés, va-et-vient des visiteurs et appels des vendeurs, le marché scolaire est donc en pleine mise en place. Les fournitures sont là, les prix semblent accessibles, mais l’effervescence attend encore son heure. Pour Momo, Carlos, Zénab et les autres commerçants, l’assaut des clients est attendu la semaine prochaine.






