
Tsévié, 5 sept. (ATOP) – Le projet « Femmes leaders pour la justice et la gouvernance locale », a été lancé le vendredi 4 septembre à Apéssito, dans la commune Zio 2.
Portée par l’ONG Association Vie Précieuse (AVIP-Togo), l’initiative sera mise en œuvre pendant six mois dans les communes Zio 2 et Avé 2. Elle bénéficie de l’appui technique et financier de la Coopération allemande, à travers la GIZ et son projet « DeZon ».
L’objectif est de renforcer la participation sociale et politique des femmes et améliorer les pratiques en matière d’égalité juridique de traitement des femmes et des hommes dans les domaines de la législation familiale. Il s’agit également de susciter un engagement collectif en faveur de l’égalité du genre et de la participation des femmes à la gouvernance locale, d’encourager la collaboration entre femmes, hommes, chefs traditionnels, leaders religieux et autorités locales.
Plusieurs activités sont prévues, notamment des formations destinées aux femmes sur le leadership, leurs droits et devoirs ainsi que sur le Code des personnes et de la famille. Les groupements de femmes seront également renforcés, tandis que des hommes seront formés sur la masculinité positive. Des dialogues communautaires réuniront par ailleurs femmes, hommes, chefs traditionnels et leaders religieux autour des questions liées aux droits et à l’épanouissement des femmes, particulièrement en milieu rural. Ces échanges devraient déboucher sur des actions de plaidoyer auprès des autorités communales. Des campagnes de sensibilisation et de communication sur les réseaux sociaux sont également prévues.
La représentante du maire de la commune Zio 2, Mme Bawa Yawa Tchilalo, a estimé que ce projet vient renforcer les efforts du gouvernement en matière de promotion des droits des femmes au Togo. Elle a souligné que la prise en compte effective de la dimension genre dans les politiques et programmes locaux constitue une condition essentielle pour un développement durable et participatif.
La directrice exécutive de l’AVIP-Togo, Mme Dina Agbewanou, a relevé que, malgré les avancées enregistrées au Togo en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, les femmes restent confrontées à plusieurs obstacles qui limitent leur participation aux instances de décision et leur accès aux mécanismes de justice, particulièrement en milieu rural. Dans les communes bénéficiaires, ces difficultés sont notamment liées aux normes socioculturelles, aux inégalités d’accès aux ressources, à la faible représentation des femmes dans les espaces de décision et à la connaissance encore limitée de leurs droits et du Code des personnes et de la famille, a-t-elle expliqué.
La cheffe du projet « DeZon », Mme Nkurikiye Danny, a rappelé que « DeZon » œuvre à l’amélioration des conditions institutionnelles nécessaires à la réduction des inégalités et des discriminations à l’égard des femmes et des jeunes filles.
ATOP/BBG/HKM






