
Lomé, 20 oct. (ATOP) – Des enseignants et experts en développement curriculaire de l’enseignement secondaire général et technique se forment, du 19 au 22 octobre à Lomé, sur l’éducation à la lutte contre la corruption.
L’atelier est initié par la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA). Il bénéficie du soutien de l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDEC) à travers l’initiative Global Resource for Anti-Corruption Education and Youth Empowerment (GRACE). Il est organisé dans la mise en œuvre du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo.

Cette formation constitue un cadre de réflexion et de partage d’expériences. Elle permettra aux participants d’explorer les outils pédagogiques élaborés dans le cadre de l’initiative GRACE selon une approche fondée sur l’apprentissage actif et centrée sur l’apprenant. La rencontre leur servira, également, d’échanger et de découvrir des outils ainsi que des ressources susceptibles de soutenir leur pratique pédagogique quotidienne. Il s’agira, aussi, de les amener à mettre à place une approche pédagogique cohérente, adaptée aux réalités nationales et susceptible d’être mise en œuvre de manière effective dans les établissements scolaires.
Le président de HAPLUCIA, Aba Kimelabalou a signifié que la lutte contre la corruption ne se limite pas seulement aux mécanismes de contrôle, aux mesures de prévention institutionnelle ou aux sanctions prévues par les textes. Elle exige, a-t-il précisé, une action durable sur les consciences, les comportements et les valeurs qui orientent les choix individuels et collectifs. « L’éducation ne saurait se limiter à la transmission des connaissances et à l’acquisition des compétences. Elle doit également contribuer à la formation de la conscience morale, au développement du sens des responsabilités et à l’apprentissage des valeurs qui fondent une société juste et respectueuse du bien commun », a ajouté le président.
La représentante de la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, Mme Isatou Batonon, a signifié qu’en dotant les éducateurs des connaissances et des outils nécessaires pour promouvoir l’intégrité, l’on investit dans un avenir où la corruption n’est plus l’objet de sanctions, mais de prévention. Pour elle, « chaque leçon enseignée, chaque valeur transmise et chaque jeune responsabilisé contribue à renforcer la résilience face à la corruption ».
Le représentant du ministre de Education nationale, M. Agbozoh Koffi Séna, doyen de l’inspection générale de l’éducation a fait savoir que cette formation traduit la volonté des autorités d’ancrer durablement l’éducation à l’intégrité et à la lutte contre la corruption dans l’ensemble du système éducatif. La corruption, a-t-poursuivi, compromet le développement des nations et affaiblit la confiance des citoyens envers leurs institutions. « Investir dans l’éducation l’intégrité, c’est investir dans l’avenir même de notre pays », a souligné M. Agbozoh. Il a exhorté les participants à l’assiduité et à s’engager sans réserve durant les travaux, afin que les objectifs assignés soient atteints.
ATOP/BA/DHK






