Kevé, 15 mars (ATOP) – Une vingtaine de jeunes promoteurs de micro et petites entreprises rurales de la région Maritime ont reçu, le vendredi 12 mars à Bagbé, dans la préfecture de l’Avé, leurs attestations de fin de formation en élevage.
Cette cérémonie de remise a été présidée par le représentant de la coordinatrice du Projet national de promotion de l’entreprenariat rural (PNPER), M. Akakpo Koffi Mawuli. Elle a été marquée par des allocutions de divers intervenants et des témoignages des récipiendaires.
Les bénéficiaires de cette formation théorique et pratique, issus des préfectures de Vo, Bas Mono, Yoto et de l’Avé, ont été sélectionnés en amont par la Délégation à l’organisation du secteur informel (DOSI). Ils ont, du 3 février au 14 mars, suivi une formation en deux volets. La première phase, théorique, a porté sur les généralités en élevage ; la construction de l’habitat ; les équipements et matériel pour construire un habitat ; le choix des animaux à élever ; la nutrition des animaux ; la santé des animaux ; l’organisation de l’accouplement et la gestion économique de l’élevage. Cette phase a été suivie d’un stage pratique de 12 jours au Centre de formation en entreprenariat rural (CFER) à Avétonou dans la préfecture de l’Agou.
Cette formation a bénéficié du financement du Fonds international de développement agricole (FIDA) à travers le PNPER. L’objectif du projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie en milieu rural en particulier pour les jeunes et les femmes à travers le développement de l’entrepreneuriat rural, créateur d’emplois rémunérateurs et durables. Pour la mise en œuvre de ce projet gouvernemental piloté par le ministère chargé de l’Inclusion financière et de l’Organisation du secteur Informel, il a été retenu, à travers l’ensemble du pays, six centres nationaux de formation agricole dont l’Union chrétienne de jeunes gens (UCJG/YMCA) qui assure l’étape de la région Maritime
Le secrétaire général de l’UCJG/YMCA, Gérard Kokou Atohoun a invité les participants à valoriser cette formation qui leur a permis d’apprendre « les techniques indispensables pour gérer leurs fermes et l’arsenal nécessaire pour se lancer dans la production ». Il a émis le vœu que ceux qui n’ont pas encore bénéficié de financement auprès des partenaires financiers puissent l’avoir incessamment afin qu’ils mettent en place progressivement des fermes modernes à travers le pays et deviennent des modèles pour d’autres jeunes. « Notre attente est de voir ceux qui ont déjà entamé leur production, améliorer leur façon de produire et renforcer leur production pour être de grands producteurs », a M. Atohoun
La hâte de retrouver nos fermes
« Nous avons hâte de revoir nos fermes pour appliquer les acquis de cette formation en vue d’avoir de bons rendements », a laissé entendre le porte-parole des récipiendaires, Datey Date Papagan. Il a remercié tous les partenaires et promis que d’ici trois mois, les premiers résultats seront perceptibles sur le terrain.
Le formateur Sanvee Georges, satisfait des participants qui sont tous des « praticiens de la chose et non des étudiants ou élèves venus sans aucune notion ». Pour lui, cette session a donné l’occasion aux participants de se confronter aux réalités du terrain en même que « tout ce que le fermier doit faire surtout l’éleveur d’ovins, de caprins, de porcins, de volailles et de lapins ». Il s’est dit disposer à devenir le mentor de cette équipe pour la continuité dans le travail.
« Vous avez embrassé une carrière qui vous nourrira toute la vie », a déclaré le représentant de la coordinatrice du PNPER, M. Akakpo. Il a salué la qualité de la formation de l’UCJG/YMCA et encouragé les jeunes à aller au-delà de leur ambition.
Le président national de l’UCJG/YMCA, Hubert Eho et le directeur du CFER, Akakpo Kodjo Thomas ont salué la disponibilité de ces entrepreneurs pour la formation. Ils les ont conviés à se constituer en coopérative et à faire confiance à la terre. ATOP/AJA/TGB






