Lomé, 23 mars (ATOP) – La direction de la Recherche et de l’Innovation a présenté le bilan à mi-parcours des recherches sur la restitution des biens culturels du Togo en Allemagne, le mardi 22 mars à Lomé lors d’une conférence d’actualité.
Placée sous le thème « La question de la restitution des biens culturels du Togo en Allemagne : bilan à mi-parcours d’un projet de recherche scientifique », cette rencontre a réuni plusieurs professeurs chercheurs de l’université, des députés à l’Assemblée nationale et autres personnalités de la société civile. L’objectif est de présenter l’état des lieux des biens culturels du Togo et de problématiser la question de la restitution par rapport à ce patrimoine.
Au cours de la présentation, le conférencier, Dr Azamede Kokou a rappelé qu’il faut retenir que les biens culturels du Togo existent dans les musées de l’Allemagne. Il a précisé que pour prouver que ses biens appartiennent au Togo, il faut être sûr de la provenance et de la communauté auxquels appartiennent ses objets avant d’enclencher le processus de la restitution. D’après Dr Azamede, il s’agit des objets d’arts, culturels, religieux, des archives, des restes d’animaux et humains. Il a précisé que dans les musées ethnologiques allemand à Berlin, 2948 objets ont été collectés dans le contexte colonial au Togo et 137 restes humains sur le fond d’appropriation coloniale, à Brême, 2500 objets ethnologiques et à Manhelm, 200 objets provenant du Togo.
Le vice-président de l’Université de Lomé, Komlan Batawuila a rappelé que cette conférence d’actualité a pour intérêt d’éclairer l’opinion sur le type de biens qu’il faut restituer. « Nous ne sommes pas là pour une politique, nous sommes là pour éclairer le politique et mettre les outils d’aides à la décision », a-t-il ajouté
Le directeur de la Recherche et l’Innovation, Pr Joseph Tsigbé a signalé que cette rencontre s’inscrit dans la foulée des conférences d’actualité que son institution a initiée depuis 2018. Il a souligné qu’avec les échanges effectués au niveau de la recherche, il fallait partager les résultats des recherches à mi-parcours avec la communauté universitaire. Pr Tsigbé a rappelé le cas du Bénin qui a bénéficié de la restitution de 26 objets royaux appartenant au royaume d’Abomey.
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