Lomé, 24 mars (ATOP) – Les directions régionales de la Santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins des Savanes et de la Maritime tiennent du 23 au 25 mars leur revue annuelle sanitaire consacrées au bilan des activités de 2021 et à la planification de celles de 2022.
Ces revues annuelles des activités sanitaires offrent des occasions aux praticiens de la médecine conventionnelle de faire le point sur les résultats des activités menées au cours de l’année écoulée en dégageant les forces, les faiblesses, les leçons apprises et de formuler des recommandations dont la mise en œuvre, serait un gage de succès pour les années à venir.
A l’entame des travaux, les participants ont d’abord passé en revue les recommandations de l’année précédente ayant trait à la formation et au recyclage du personnel, y compris les membres du Comité de Gestion (COGES) sur la qualité des soins, le renforcement de la mobilisation sociale et la sensibilisation communautaire sur l’utilisation des services de santé. Ils ont ensuite suivi des présentations de rapports sur la base des indicateurs de performance.
Dans les Savanes, il ressort que la létalité maternelle de causes obstétricales directes dans les formations sanitaires est de 1,2% contre 2% en 2020 et le pourcentage de femmes enceintes ayant effectué au moins 4 visites de consultations prénatales (CPN) est de 51,6% contre 46% en 2020. Le taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié se chiffre à 87,1% contre 79, 9 % en 2020. Le rapport indique en outre que la proportion de décès maternels notifiés ayant fait l’objet d’un audit est de 100% contre 90% en 2020. Quant au pourcentage de femmes enceintes ayant reçu 3 doses de Traitement préventif intermittent (TPI), il est évalué à 62% en 2021 contre 56% en 2020. L’augmentation de la couverture en TPI3 s’explique par les actions de WEZOU et la disponibilité des intrants, dit le rapport. La létalité du paludisme a chuté grâce à la consultation précoce des enfants de 5 ans.
Tous les districts sont à plus de 94% sauf le district de Cinkassé qui est à 58% lié aux PDV et à la fermeture des frontières due à la Covid-19. Le pourcentage de femmes enceintes séropositives au VIH ayant reçu des antirétroviraux durant leur grossesse s’élève à 35,5% en 2021 contre 20% 2020. Le pourcentage de personnes vivant avec un handicap pris en charge en réadaptation physique est de 68% en 2021 contre 76% en 2020.
Les participants ont identifié certains problèmes prioritaires, entre autres, le faible taux d’utilisation des services de santé de la région en soins curatifs à 60%. L’inégalité dans l’accès aux soins de qualités. L’Insuffisance de l’engagement communautaire dans la mise en œuvre des interventions prioritaires.
En termes de difficultés, on note une faible mobilisation de ressources locales pour le financement de la mise en œuvre des Plans d’action opérationnels (PAO) dans les districts et des micro-plans dans les formations sanitaires et la capacité de stockage des vaccins limités.
Les perspectives concernent l’amélioration de la qualité des prestations des services à travers le renforcement de capacités du personnel dans les différents domaines.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a félicité et encouragé tous les acteurs de la région pour leur dévouement à la cause de la santé publique. Il les a conviés à consentir beaucoup de sacrifices et à redoubler d’efforts pour soulager les peines des patients.
Le directeur régional de la Santé des Savanes, Dr. Aflagah Kodjo Mougnonon a adressé sa gratitude à tous les agents et partenaires pour le travail accompli sur le terrain malgré les difficultés liées à la pandémie de l’heure. Il a exhorté ses collaborateurs à une franche collaboration et surtout au respect de la déontologie médicale.
Dans la Maritime, la direction régionale, après la présentation des rapports des districts sanitaires, a fait la synthèse des principales activités menées par la direction vers les districts.
Le secrétaire général de la préfecture du Zio, Bandékine Yendoubé a adressé ses félicitations aux acteurs des services de santé pour les prestations qu’ils fournissent pour le bien-être des populations. Il n’a pas manqué de remercier les autorités du pays pour leurs efforts et les partenaires pour leurs actions en faveur des populations en matière de santé.
Pour le directeur régional de la santé Maritime, Aboudramane Lambonkale, les résultats de l’année 2021 sont de loin plus satisfaisants que ceux de l’année 2020 malgré les effets de la pandémie à la COVID 21. Il a expliqué que les revues qui sont devenues une habitude pour les structures de santé permettent d’améliorer leurs performances.
Plusieurs personnalités du monde médical ont pris part à l’ouverture des travaux.
ATOP/KYA






