Lomé, 11 Juil. (ATOP) – Une conférence débat sur la gestion des fonds alloués à la Coordination nationale de gestion de la riposte (CNGR) à la COVID-19 a été au centre de la célébration de la 6e édition de la journée africaine de lutte contre la corruption le lundi 11 juillet à Lomé. Cette journée observée le 11 juillet.
La conférence-débat axée sur le thème de la journée : les « Stratégies et mécanismes pour une gestion transparente des fonds destinés à la COVID-19 ». Elle est une initiative de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA).
L’objectif de cette journée est de rappeler la Convention de l’union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption (CUAPC) adoptée le 11 juillet 2003. Il s’agit aussi d’amener la population à prendre conscience de ce fléau qui mine les sociétés afin de se mobiliser pour une lutte efficace pour le développement socioéconomique des pays.
Cette célébration permet également de réfléchir sur les progrès de la lutte contre la corruption dans les communautés afin de faire l’état des lieux et définir d’autres stratégies de combat. Il s’agit, en outre, d’inciter les pays à promouvoir des mesures de redevabilité et de transparence pour lutter contre la corruption, le vol et les malversations de tous ordres.
La conférence débat a permis aux acteurs de suivre des communications sur le thème de la journée, les mécanismes de contrôle de la Cour des comptes du Togo et une présentation de la société civile sur la gestion de ces fonds. Les participants ont été édifiés sur la mise en place des organes de gestion de la crise liée à la Covid-19 par la CNGR. Les sources de financement des organes de gestion de cette crise, ainsi que les stratégies et mécanismes mis en place pour une gestion transparente des fonds alloués à la CNGR ont été discutées.
Le président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao a affirmé que pour la gestion de la Covid-19, beaucoup de fonds ont été mobilisés. Ces fonds doivent faire l’objet d’une transparence pour être débarrassé de tout soupçon de corruption. Selon lui, le constat dans certains pays africains concernant la gestion de ces fonds est amer.
M.Wiyao a justifié le choix du thème par le fait qu’ « il y a eu beaucoup de scandales financiers de la gestion des fonds alloués pour la lutte contre la COVID-19 en RDC, en Afrique du Sud, au Cameroun, au Kenya, en Ouganda et au Mali ». « Heureusement pour nous au Togo, nous ne sommes pas sur cette liste noire », a-t-il poursuivi. Il a félicité les autorités pour les mesures prises dans la gestion de cette crise sanitaire.
ATOP/DHK/OAF






