
Dapaong, 31 août (ATOP) – La première édition du mini-festival d’art dénommé « Un jour à Pana » s’est tenue au musée des chefs traditionnels de Pana, dans la commune Tône 1, le dimanche 30 août.
L’initiative est portée par le promoteur du musée, Tiem Sounguédjoa. Elle entend faire découvrir au public les richesses culturelles et les potentialités de Pana, tout en mettant en exergue les talents des artistes peintres, sculpteurs, artisans, musiciens, danseurs et conteurs de la localité, de la région et du pays.
Le mini-festival a été marqué par une visite guidée du musée de Pana, des échanges avec des sages sur l’histoire de la localité, ainsi que des ateliers de création collective et individuelle d’œuvres d’art. Une immersion des artistes dans le village de Pana et des prestations d’artistes de la chanson ont également meublé la journée. Une vingtaine de tableaux ont été réalisés au cours de cette première édition. Parmi ces œuvres figure le portrait de l’actuel chef canton de Pana, désormais intégré au musée aux côtés de ceux de ses prédécesseurs.

A l’entrée du musée est érigé un monument dédié au caïman, l’animal totem des natifs du milieu. Selon l’anecdote, leur premier ancêtre, au cours de son immigration du Burkina Faso vers Pana, a traversé une zone dépourvue d’eau. Il y rencontra un caïman qui le conduisit jusqu’à un point d’eau, lui sauvant ainsi la vie. Ce monument a également été rénové à l’occasion du mini-festival.
Le représentant du maire de Tône 1, M. Fidèle Kombaté, a promis l’accompagnement de la municipalité lors des prochaines éditions. Il a souhaité que cet événement contribue à faire de Pana, un pôle d’attraction culturelle et touristique dans la région des Savanes.
Pour le directeur régional des Arts et de la Culture des Savanes, Abi Essozimna, l’art constitue un important levier de développement socioéconomique et culturel. Il a invité les acteurs à mieux valoriser les potentialités de leurs milieux.
Le promoteur du mini-festival a expliqué que l’initiative vise à promouvoir les arts plastiques contemporains en s’inspirant du patrimoine du musée et des réalités quotidiennes de la localité. « Dans le musée se trouvent des pièces anciennes. Nous voulons y faire entrer les pièces de notre temps. C’est pourquoi nous avons invité les artistes du moment à venir connaître Pana, à découvrir son musée et créer de nouvelles œuvres d’art à partir de ce musée », a-t-il confié. « Le succès de cette première édition dépasse nos espérances. Il témoigne de la vitalité de notre culture et de la volonté collective de sauvegarder, de transmettre et de faire connaître notre patrimoine aux jeunes générations et au-delà », a dit M. Tiem.
L’artiste plasticien, guitariste, chanteur et compositeur Agbalenyo Kokutsè Afenyo, dit « Manuka », venu de Lomé, a apprécié l’expérience qui lui a permis de découvrir « la belle localité de Pana » et d’acquérir de nouvelles techniques auprès d’autres artistes.
Créé en 1954, le musée des chefs traditionnels de Pana est un musée ethnographique privé qui conserve des vestiges de la région des Savanes et les portraits des chefs traditionnels de Pana.
ATOP/JK/AO/BV






